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Nos agents ont du talent : zoom sur Valentin Lavillenie 

21/04/2022 - 3 minutes de lecture
Champion de France et vice-champion d’Europe en salle de saut à la perche, Valentin Lavillenie a deux passions : le métier de policier et la pratique sportive de haut niveau. Pour INTERIALE, il témoigne dans le « Mag » de mars 2022 sur ces deux engagements forts, qui s’appuient sur des valeurs communes.

Il faut un engagement fort pour être sportif ou policier

Valentin Lavillenie, Champion de France et vice-champion d’Europe en salle de saut à la perche

Valentin Lavillenie est policier adjoint à la caserne Auvare, à Nice et, à 30 ans, il endosse l’uniforme avec fierté. Pourtant, peut-être l’avez-vous vu à l’occasion des championnats internationaux, une perche à la main, prêt à s’élancer, plus haut chaque fois. Interview d’un passionné.
 
 
Pourquoi êtes-vous devenu policier ?
 
C’était un rêve d’enfant ! Lors de ma formation de policier adjoint, j’ai voulu apprendre le plus possible de mes supérieurs, de leur parcours et de l’histoire de la police. C’est une passion. Je suis toujours heureux de revêtir l’uniforme de la Police Nationale et fier de me mettre au service de mon pays.
 
 
Vous êtes également perchiste de haut niveau ?
 
C’est ma deuxième passion. Chez les Lavillenie, le saut à la perche est une histoire de famille : mon frère Renaud a été champion olympique à Londres en 2012, mon père est perchiste et mes grands-parents étaient jurés dans cette discipline. J’aime tout dans ce sport : quand je m’élance, la perche constitue le prolongement de mon corps tout entier, et je m’envole ! C’est étrange de dompter tout ça, de repousser ses limites toujours plus loin. J’ai besoin de sauter à la perche comme de respirer : c’est un moteur essentiel pour moi. Et une passion que j’ai la chance de vivre avec mon frère, avec qui je partage certains entraînements – et certaines compétitions !
 
 
Pourtant, vous n’avez pas toujours excellé dans cette discipline ?
 
Enfant, c’était le sport dans lequel j’étais le moins mauvais ! Mon père m’a entraîné durant de nombreuses années mais, à 18 ans, je n’étais pas encore dans le top 5 au championnat de France. Aujourd’hui, je suis champion de France et vice-champion d’Europe en salle, malgré un talon brisé il y a 3 ans et onze vis dans le pied. Mon parcours prouve qu’on peut aller loin sans être le meilleur au départ. Le mental joue un rôle primordial. J’ai participé aux Jeux Olympiques de Tokyo avec une déchirure au mollet survenue trois jours avant mon départ. Je vise maintenant les prochains championnats du monde et les JO 2024 à Paris : j’espère bien honorer le podium. C’est une grande fierté et un sentiment unique de faire partie de la famille olympique.
 
 
Quelles valeurs partagent le policier et le sportif de haut niveau ?
 
Elles sont nombreuses : la maîtrise et le dépassement de soi, l’esprit d’équipe, l’entraide… Il faut, dans ces deux activités, pouvoir compter sur son entourage. Je ne pourrais atteindre le plus haut niveau sans mon entraîneur, mon kinésithérapeute, ma compagne : ils sont là, que j’aille bien ou non. Il en est de même dans le métier de policier : les interventions se font en équipe et il faut pouvoir compter sur ses proches, sur le terrain comme à la maison.
 
 
Quel message aux adhérents d’INTÉRIALE ?
 
De rester souder : l’union fait la force – dans ces métiers, cette expression prend souvent tout son sens. Et de croire en eux. Je partage avec vous mon mantra : « Excel expectations » ou, en bon français, « Repousser les limites » !

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