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La maladie de Lyme

La maladie de Lyme

Avec l’arrivée des beaux jours, comment ne pas céder à la tentation d’une sortie en forêt ou à la campagne ? Méfiez-vous toutefois des piqûres de tiques qui peuvent  parfois transmettre la maladie de Lyme.

La tique est un insecte vivant dans les hautes herbes et les bois.  Elle peut piquer aussi bien les animaux que les hommes.
La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est transmise lors d’une piqûre de tique infectée par la bactérie Borrelia (entre 10 et 20 % des tiques sont infectées, selon les régions) et l’infection ne provoque, le plus souvent, pas de symptôme. Cependant, il ne faut pas négliger cette maladie qui peut devenir très invalidante si elle n’est pas traitée (douleurs articulaires durables, paralysie partielle des membres…). La maladie de Lyme n’est pas contagieuse.

Actualité 

Le 20 Juin 2018, la Haute Autorité de Santé a publié sa mise à jour des recommandations sur la prise en charge de la maladie de Lyme. Ces recommandations ne sont pas encore totalement validées, car elles n’ont pas eu le consensus de certains comités scientifiques tels que la Société de pathologie infectieuse de langue française, référence en pathologies infectieuses.

A retenir des nouvelles recommandations : La fin du caractère absolu des tests biologiques (qui s’ils étaient négatifs, écartaient le patient d’une prise en charge thérapeutique pour la maladie de Lyme) et une plus grande flexibilité dans le diagnostic accordée au médecin, faisant primer le diagnostic du médecin sur les tests biologiques. Permettant ainsi au médecin de prescrire une antibiothérapie sans validation des tests biologiques.

Autre point, la reconnaissance du SPPT (Syndrome persistant polymorphe après une possible piqûre de tique ), qui admet entre autre la possibilité de symptômes résiduels malgré un premier traitement reçu, ou encore une infection malgré des tests négatifs (ELISA et Western Blot). Pour diagnostiquer le SPPT, le médecin doit d’abord éliminer les autres causes infectieuses et inflammatoires possibles (prises de sang, dépistages de maladies…).

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Schéma des symptômes et complications de la maladie de Lyme

    • Prévalence

En France, on estime qu’il y a 27 000 nouveaux cas de maladie de Lyme par an,  plus particulièrement pendant la période allant du printemps à l’automne. Toute la France métropolitaine est touchée par cette maladie.

    • Signes d’alertes d’infection et symptômes

La formation  d’une plaque rouge et ronde qui s’étend autour de la zone de la piqûre, ou une fièvre et fatigue anormales suite à une morsure de tique doivent vous alerter et vous amener à consulter un médecin.
Après plusieurs semaines ou mois, s’il n’y a pas eu de traitement précoce, des douleurs au niveau des articulations (épaule, coude, genou…) ou des paralysies temporaires la plupart du temps, une fatigue importante…) peuvent apparaître.

    • Diagnostic

Le diagnostic repose essentiellement sur les signes et symptômes abordés précédemment, et peut être confirmé par une prise de sang.

    • Traitement

En cas d’infection avérée par la borréliose de Lyme, ou suspicion d’une infection (plaque rouge et ronde qui s’étend), un traitement  antibiotique est prescrit. Il est alors important de respecter les durées de la prescription,  même si les symptômes disparaissent.
Plus la maladie est diagnostiquée tôt, plus les chances de guérison sont importantes.

    • Prévention

Pour se prémunir des piqûres de tiques, il faut couvrir ses bras et jambes avec des vêtements longs lors de sorties dans la nature et éviter les hautes herbes. Vous pouvez également utiliser  un répulsif. (Faites cependant attention à ses précautions d’usage et contre-indications : femmes enceintes ou jeunes enfants par exemple).
De nombreuses piqûres peuvent passer inaperçu, c’est pourquoi, après une sortie, il est important d’inspecter et/ou faire inspecter l’ensemble de son corps afin de détecter une éventuelle tique accrochée. Une attention particulière doit être portée à certaines parties du corps comme les aisselles, les plis des genoux, les organes génitaux et  le cuir chevelu.)
Si vous avez été piqué, retirez la tique ou faites-la retirer (à l’aide d’un tire-tique ou d’une pince à épiler), en tournant doucement dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et en évitant d’arracher la tête de l’animal qui pourrait rester alors nichée dans votre peau.

 

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Comment retirer une tique ?

©CNAMTS 2012

Il est important de ne pas écraser le corps de la tique, ou d’utiliser des substances chimiques lors du retrait (éther, alcool…)  qui pourraient entraîner une sortie des bactéries de la tique vers votre corps, et donc augmenter le risque de transmission de la maladie.
Une fois la tique retirée, désinfectez la peau à l’aide d’un antiseptique. Ne l’écrasez pas, cela risquerait de répandre le sang, et augmenter le risque de contamination. Vous pouvez la jeter dans les toilettes par exemple ou la conserver dans un pot hermétique, ou dans de l’alcool à 90°, afin de connaître, même des mois plus tard grâce à des analyses, si la tique a pu vous transmettre la maladie de Lyme (en cas de de suspicion tardive de maladie de Lyme par exemple).

Pour en savoir plus sur la maladie de Lyme :

Site Améli : Conduite à tenir en cas de morsure de tiques
Article du Ministère de la Santé sur la maladie de Lyme

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