Histoire de la Police française   

Jusqu’en 1941, la police endosse plusieurs rôles : assurer le repos du public et des particuliers et protéger les villes des désordres. La criminalité est identifiée et la police est l’organe qui s’y oppose. Peu à peu, la police se hiérarchise avec l’apparition des lieutenants de police qui ont pour fonction de veiller à la bonne marche de la ville. Autour d’eux vont s’articuler des commissaires de police qui ont pour rôle de rendre compte quotidiennement de leur activité au lieutenant général, et des inspecteurs de police pour les assister. Ce système produit des effets considérables sur la criminalité et le modèle, jusqu’alors parisien, est reproduit dans toutes les grandes villes du pays.

D’autres fonctions vont se créer au cours de l’histoire : commissaire de section, commissaire général, ministère de la police générale et enfin préfecture de police.

Par la suite, le ministère de la police générale devient une direction du ministère de l’intérieur et la préfecture de police voit ses pouvoirs renforcés jusqu’à être reproduite dans les grandes villes. Les grades d’officiers de paix, de sergents de ville et de brigadiers sont créés et, en 1870, les sergents de ville changent de noms et deviennent des gardiens de la Paix publique. Ils portent un uniforme et adopte déjà le fameux képi. A ce moment de son histoire, la police assure le bon ordre, la sûreté et la salubrité publique.

Mise à part la police de la capitale où une puissante préfecture de police est mise en place, la police est surtout dite municipale et ce n’est qu’en 1941 que la police nationale est créée et dirigée par un secrétaire général, chef d’une direction générale de la police nationale.

Le 23 avril de cette même année, la police nationale est instituée dans toutes les communes de plus de 10 000 habitants excepté Paris qui conserve son statut particulier.

Un statut de la fonction publique policière est élaboré. Il prévoit le recrutement par concours et sur titres pour certaines fonctions. Les carrières sont gérées par le ministre de l’Intérieur pour les cadres supérieurs et le préfet pour les autres.
La formation professionnelle est organisée à l’échelon national avec l’ouverture de l’école nationale de police de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or.

Tous les personnels des polices municipales sont intégrés dans la nouvelle police nationale.

En 1944, la direction générale de la sûreté nationale est rétablit. Rattachée au ministère de l’intérieur, elle comprend quatre grandes directions actives : police judiciaire, sécurité publique, renseignements généraux et surveillance du territoire, ainsi que des directions administratives. En 1954, les inspecteurs de police sont renommés « officiers de police ».

La loi du 9 Juillet 1966 institue la police nationale, qui rassemble les personnels de la sûreté nationale et de la préfecture de police de Paris.

Tandis qu’une direction générale de la police nationale est créée au sein du ministère de l’intérieur, le préfet de police de Paris demeure le chef des services de police et l’intermédiaire obligé pour l’exercice de la sécurité.

Tous les personnels de police deviennent fonctionnaires et sont alors répartis en cinq corps :

  • Commissaires de police
  • Police en tenue d’uniforme et en tenue civile
  • Officiers de paix et de police
  • Gradés et gardiens de la paix ainsi que les enquêteurs de police
  • Personnel administratif, technique et scientifique

L’année 1966 marque également l’arrivée des premières femmes dans les rangs de la police.

Elles sont intégrées aux services actifs par la voie du concours d’officier de police mais sont cantonnées à la protection de l’enfance. Elles voient cette restriction disparaître avec l’accès à tous les postes ouverts au concours d’inspecteur de police en 1972, de commissaire de police en 1974, de gardien de la paix en 1978 et d’officier de paix en 1982.

Ces dernières décennies sont marquées pour la police nationale par un important effort de modernisation et par la création de structures spécialisées : les G.I.P.N. (groupes d’intervention de la police nationale), le R.A.I.D. (unité opérationnelle spécialisée dans la recherche, l’assistance, l’intervention et la dissuasion) et les offices centraux, pour les investigations dans des domaines particuliers, notamment la grande délinquance.

Les uniformes ont également bien évolués :

uniformes gardien de la paix dans le temps

 

La formation se professionnalise avec la création de la direction de la formation de la police nationale en 1999. Avec le boom de l’Internet, la police généralise l’utilisation des technologies de l’informatique et de la communication. L’accent est porté sur l’amélioration de l’équipement et des véhicules et une nouvelle gestion plus adaptée du personnel.

Source : www.police-nationale.interieur.gouv.fr