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Quelles sont les blessures les plus fréquentes chez les sportifs ?

Quelles sont les blessures les plus fréquentes chez les sportifs ?

Sportifs du dimanche, ou de haut niveau, les blessures liées à la pratique du peuvent vous concerner. Que ce soit des fractures de fatigue, des tendinites, ou encore des entorses, elles sont relativement fréquentes au cours d’une pratique sportive. Cependant, ces accidents et maux sont essentiellement dus à une mauvaise préparation ou à des erreurs d’entraînement. Mieux comprendre ces blessures liées au sport, permet d’adopter les bons comportements pour les éviter ou mieux se rétablir.

Que sont les tendinites ?

Les tendinites sont des inflammations des tendons, parties fibreuses reliant les muscles aux os. Un effort intense, un mouvement répétitif peuvent être à l’origine de traumatismes sur les tendons : ils sont fragilisés, frottent anormalement… Ces traumatismes induisent une inflammation des tendons, appelée tendinite, caractérisée par une douleur vive aux extrémités des muscles.

Cette douleur peut être ressentie à l’effort ou même au repos. Une zone enflée peut apparaître au niveau de la tendinite.

Les bonnes pratiques à adopter pour éviter une tendinite :

  • Hydratez-vous, avant, pendant et après l’effort.
  • Échauffez-vous progressivement avant votre effort, pendant au moins 15 minutes. [Retrouvez les conseils sur l’échauffement]
  • Ne pratiquez pas une nouvelle activité physique seul, faites-vous accompagner afin d’éviter de mauvaises postures ou des erreurs d’entraînement.
  • Soyez bien équipé en fonction de votre activité . par exemple en choisissant des chaussures adaptées à votre sport (lien article chaussures):
  • N’hésitez pas à faire des pauses durant votre pratique.
  • Pensez à la période de récupération et aux étirements après votre activité physique.

Que faire en cas de tendinite ?

Pour guérir d’une tendinite, la meilleure solution reste le repos : au minimum 15 jours. Votre médecin pourra vous prescrire des antalgiques ou vous dirigez vers de la kinésithérapie selon la douleur et la nécessité.

À la moindre douleur ressentie, il est important de ne pas forcer et de consulter un professionnel de santé surtout si celle-ci persiste.« Serrer les dents » risquerait d’aggraver l’affection.

Qu’est-ce qu’une entorse ?

L’entorse est un traumatisme au niveau des articulations touchant les ligaments (bandes de fibres reliant les différents os d’une articulation entre eux). Les ligaments sont fragilisés suite à un choc ou suite à un mouvement de sur-extension de l’articulation.

Les chevilles et les poignets sont les articulations les plus touchées par les entorses.

La gravité de l’entorse varie :

  • Entorse bénigne (étirement des ligaments),
  • Entorse de gravité moyenne (déchirure de quelques faisceaux des ligaments)
  • Entorse grave (rupture totale des ligaments) voire associée à une fracture (arrachement osseux).

L’entorse bénigne, la plus courante, est communément appelée « foulure ».

Que faire en cas d’entorse ?

La procédure à suivre en cas d’entorse est la procédure « GREC » :

  • Glace : appliquer de la glace sur la zone touchée (jamais de glace directement au contact de la peau). Cela permet de limiter la douleur et réduire l’importance de l’hématome en réduisant l’afflux sanguin dans la zone.
  • Repos : Ne pas forcer sur la zone touchée, l’immobiliser et suspendre l’activité physique.
  • Elévation : Surélever le membre douloureux, afin de réduire la circulation sanguine dans la zone de l’entorse et de réduire le risque de gonflement du membre (surélever à au moins 45° pour la jambe par exemple).
  • Compression : Enrouler la zone lésée à l’aide d’un bandage élastique ou d’une attelle. Ne pas serrer de façon abusive (la personne ne doit pas ressentir de picotements, le membre ne doit pas se décolorer, ou se refroidir). Il est fortement déconseillé d’utiliser un bandage élastique la nuit.

Concernant la prise en charge, il est important de consulter son médecin, qui saura vous orienter pour la rééducation et vous prescrire une attelle ou une radiographie si nécessaire.

Dans la plupart des cas, se rendre aux urgences n’est pas obligatoire, consulter son médecin est la plupart du temps suffisant. Cela n’est nécessaire qu’en cas de douleur très intense, ou lorsque le gonflement est très important ou en cas d’articulation déplacée.

Les clés de la prévention des entorses

  • Un bon échauffement, progressif pendant au moins 15 minutes, adapté au sport pratiqué
  • Une activité physique régulière renforce les articulations et les muscles les entourant
  • Savoir se reposer entre 2 entraînements : un surentraînement accroît le risque de blessure
  • Etre bien équipé (de mauvaises chaussures peuvent favoriser le risque de blessure), demandez conseil auprès de professionnels.

Qu’est-ce qu’une périostite

La périostite est une inflammation du périoste, une membrane recouvrant les os. La périostite est fréquente chez les coureurs, plus particulièrement au niveau du tibia.

Cette inflammation entraîne une douleur localisée. Celle-ci est accentuée lorsque vous appuyez sur la zone concernée, et est même ressentie au repos.

Les périostites apparaissent suite à une mobilisation excessive des muscles qui s’insèrent sur le périoste. De mauvaises chaussures, un sol trop dur ou trop mou, ou un sur entraînement peuvent expliquer l’apparition d’une périostite.

Que faire en cas de périostite ?

  • En cas de périostite, le repos est indispensable : cessez le sport pendant au moins 3 semaines, et reprenez progressivement votre activité qu’après la disparition totale des douleurs.
  • Pour soulager la douleur, appliquez du froid.
  • Massez la zone douloureuse régulièrement.

Si votre mollet est gonflé, s’ il présente des fourmillements au niveau de la jambe, si la douleur n’est pas ressentie au repos et sivous ressentez une faiblesse musculaire au niveau de la jambe et au niveau des orteils, consultez un médecin. Il se peut que vous soyez en présence d’une affection autre qu’une périostite.

Comment éviter la périostite ?

  • Utilisez un équipement adapté et en bon état. Evitez les chaussures usées, privilégiez celles avec un bon amorti (faites-vous conseiller)
  • Préférez courir sur piste ou dans les sous-bois (chemins de terre)
  • Hydratez-vous : avant, pendant et après l’effort.
  • Soyez raisonnables au cours de votre entraînement surtout si vous reprenez le sport. Ne forcez pas !
  • Travaillez votre souplesse en réalisant des exercices d’assouplissement.

Fracture de fatigue

La fracture de fatigue est une fissure incomplète d’un os, due non pas à un choc, mais à une contrainte inhabituelle sur cet os. Cette fracture apparaît le plus souvent suite à une activité physique intense et répétée. La fracture de fatigue touche un os sain (non touché par l’ostéoporose).

Cette fracture est le plus souvent observée chez les personnes reprenant une activité physique, ou bien chez ceux augmentant leur activité physique de façon trop rapide.

La fracture de fatigue est caractérisée par une douleur importante et un gonflement de la zone avoisinant la fracture.

Que faire en cas de fracture de fatigue ?

Le repos est recommandé pour guérir ce type de facture avec : un arrêt des activités physiques durant 1 semaine minimum, puis une reprise légère pendant les deux  à trois semaines suivantes

Comment éviter la fracture de fatigue ?

Une bonne répartition de l’activité physique est la clé de la prévention de la fracture de fatigue. Ne pas répéter dans un court délai une activité physique intense à laquelle le corps n’est pas préparé.

Sources : Ameli.fr ; IRBMS

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