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La qualité de vie au travail

La qualité de vie au travail
Le concept de Qualité de Vie au Travail (QVT) a évolué en France depuis l’Accord National Interprofessionnel (ANI) en 2013 passant de la lutte contre la souffrance et le mal-être à une vision plus globale de prise en compte de la qualité de vie au travail.

Comment améliorer la qualité de vie au travail ?qualite-de-vie-au-travail-fonctionnaire

La notion de QVT recouvre de nombreux facteurs : psychologie, sociologie, organisation, individu (âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle, statut…) et l’activité (filière, relation ou non avec les usagers…)

Les facteurs de mal-être au travail

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Les 6 facteurs les plus fréquemment cités par les salariés* :

  • L’intensité et le temps de travail: exigences de travail trop importantes, travail complexe, inadéquation entre les compétences et le travail demandé (manque de formation), difficulté à concilier la vie professionnelle et la vie personnelle.
  • Le manque d’autonomie : procédures trop rigides, faible prévisibilité du travail, sous-utilisation des compétences.
  • Les exigences émotionnelles : tension lors du contact avec le public, nécessité de cacher ses émotions.
  • Les conflits sociaux : rapport de travail dégradés, conflits entre collègues ou hiérarchiques, manque de reconnaissance du travail effectué.
  • Les conflits de valeur : obligation de faire des choses que l’on désapprouve (conflit éthique), manque de moyens pour faire correctement son travail (qualité empêchée).
  • L’incertitude sur l’avenir de son métier
Les 3 piliers du bien-être au travail 
– Le sens (sentir que son travail a une utilité)
– La reconnaissance (de son manager ou de ses pairs)
– L’espoir (d’évoluer)

 

Le saviez-vous ?
A l’inverse du burn-out, le bore-out se caractérise par un désintérêt ou un ennui dans le travail du fait du manque de sollicitations. C’est également une situation de stress aboutissant à une perte de motivation, de confiance en soi…

Les facteurs dégradant la QVT

  • Les risques psychosociaux (RPS) : les RPS correspondent à des situations de travail difficiles :
    Stress au travail, violences externes (incivilités, insultes, menaces, agressions par des personnes extérieures (clients, usagers…), violences internes : harcèlement moral ou sexuel…Ils se traduisent par un mal-être et une souffrance mentale et physique.
  • L’absentéisme
    Il est variable d’une structure à une autre et dépend de la nature du travail, de la pénibilité et de l’âge des salariés. Il reflète certains dysfonctionnements des structures : mauvaise organisation et conditions de travail, manque de reconnaissance, surcharge de travail, mauvaise ambiance, manque de soutien managérial…
  • Le harcèlement et les violences internes
    Insultes, tensions et brimades peuvent détériorer les relations de travail. En cas d’atteinte à la dignité, la santé ou l’avenir professionnel de la personne, il s’agit de harcèlement.
  • Les troubles musculo-squelettiques (TMS)
    Il s’agit de douleurs touchant les muscles, les tendons et les nerfs. Les TMS apparaissent chez les salariés ayant des postures fixes ou contraintes (ex : attente statique), répétant continuellement les mêmes mouvements (ex : caissière de supermarché), ayant une cadence de travail ne permettant pas une récupération optimale entre les mouvements ou encore concentrant leur force sur un endroit du corps comme la main ou le poignet.
  • L’usure professionnelle ou burn-out
    Le burn-out est défini par l’Organisation Mondiale de la Santé comme « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets ». Il concerne les professions ou postes demandant un engagement personnel intense et entraînant un stress sur le long terme.

Des pistes pour une meilleure qualité de vie au travail

  • Limiter le nombre de salariés en open-space : instaurer le droit à la déconnexion, interdire l’envoi de mail après 20h et les week-ends
  • Proposer plus de télétravail aux salariés
  • Repenser l’organisation du travail pour mobiliser un minimum de ressources, avec des délais plus courts et un niveau de qualité plus élevé
  • Proposer des actions de prévention sur le lieu de travail en collaboration avec des prestataires externes, les dirigeants de l’entreprise, le médecin du travail et le CHSCT
  • Créer des espaces de convivialité

Exemples d’actions de prévention

Prévention TMSSur la prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) :
La prévention des TMS passe par une étude des situations de travail à risque, puis par une intervention ergonomique.
Cette action se déroule sous la forme d’une conférence-débat d’1h à 1h30 (présentation de l’ostéopathie, exercices et mises en situations adaptés au public) suivie de consultations individuelles d’ostéopathie de 45 minutes et de consultations individuelles en ergonomie directement sur le poste de travail.

Sur la gestion du stress :

La sophrologie aide à neutraliser les effets du stress. Elle propose des outils concrets : comprendre les mécanismes du stress et leurs incidences sur la physiologie, prendre conscience de son corps et de ses possibilités, apprendre à gérer le stress, à se détendre.
Cette action prend la forme d’une conférence-débat d’1h (historique de la sophrologie, grands principes et domaines d’application) ou d’ateliers collectifs d’initiation ou thématiques d’1h30.

Les acteurs de prévention de la qualité de vie au travail

Mobiliser les ressources internes

Les services de santé au travail
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Ils ont pour mission d’éviter toute dégradation de la santé des travailleurs liée à leur travail. Leur rôle est très important car ils sont chargés de conduire des actions de prévention santé au travail.
Quelle que soit la thématique abordée (troubles musculo-squelettiques, nutrition, gestion du stress…), ces actions ont pour objectif de préserver la santé mentale et physique des salariés dans leur parcours professionnel :

  • conseiller l’employeur, les salariés ainsi que leurs représentants sur les mesures nécessaires pour réduire ou éviter le risque professionnel. Ces conseils sont très divers allant de l’amélioration des conditions de travail, au maintien dans l’emploi et la désinsertion professionnelle,
  • assurer la surveillance de l’état de santé des salariés en prenant en compte les risques et la pénibilité liés à leur emploi,
  • contribuer à la traçabilité des expositions professionnelles et à la veille sanitaire.
L’animateur sécurité et prévention

Il conseille sur la réduction des accidents du travail et la prévention des maladies professionnelles. Il élabore le « document unique » qui répertorie tous les risques possibles pour chaque service et propose des actions correctives si des dysfonctionnements sont constatés. Ce document est complété après chaque accident ou incident de travail.

Associer des acteurs de prévention externes

Les Agences Régionales d’Amélioration des Conditions de Travail (ARACT).

Les ARACT conseillent les structures dans la mise en place de leur démarche d’amélioration des conditions de travail. Elles interviennent à la demande des responsables d’établissements sur divers sujets : la santé au travail, les compétences et l’organisation, les changements technologiques et organisationnels, la gestion des âges. Leur mission est menée en concertation avec les dirigeants des structures, les salariés et leurs représentants en s’appuyant sur l’analyse des conditions réelles de réalisation du travail.

Les mutuelles

Certaines mutuelles sont dotées d’un service Prévention dont les objectifs sont d’informer, sensibiliser et accompagner les salariés pour les rendre acteurs de leur santé.

Elles disposent d’outils pour :

  • connaître l’état de santé et les attentes en matière de prévention à l’aide de baromètres santé, d’études exploratoires ou de sondages,
  • accompagner les moments charnières de la vie personnelle (installation, naissance des enfants, déménagement, accident …) et de la vie professionnelle (formation, mutation géographique, changement de poste, passage à la retraite…),
  • apporter des solutions concrètes : des actions de prévention en milieu professionnel, des outils d’information pour tous, de diagnostic et d’accompagnement des personnes confrontées à la maladie, des garanties (cancer, TMS, RPS…), des services indispensables (réseau de soins, assistance, protection juridique) et innovants,
  • prévenir les maladies chroniques, soutenir les malades et leurs aidants…

 

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