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Médicaments et conduite – Bien lire et comprendre les pictogrammes

Médicaments et conduite – Bien lire et comprendre les pictogrammes
Vous suivez un traitement médicamenteux ou vous venez de prendre un médicament et vous devez prendre le volant : il est important de suivre quelques précautions. Certains médicaments sont déconseillés  ou incompatibles avec la conduite.

Les chiffres de la sécurité routière

Chaque année, 10 % des conducteurs blessés ou tués dans des accidents de la route ont pris des médicaments des somnifères ou des tranquillisants…

Mais beaucoup d’autres médicaments peuvent altérer les facultés de conduite : traitements pour les allergies, la douleur, les infections, les anti épileptiques, les traitements du diabète ou des rhumatismes…

Impact des médicaments sur la conduite

Les médicaments peuvent, comme l’alcool ou les drogues, avoir des effets sur la vigilance et les réflexes, entraîner une somnolence. Ces effets peuvent multiplier jusqu’à 5 fois votre risque d’accident. Une modification de la perception de l’environnement (mauvaise appréciation des distances ou des vitesses…), une euphorie, une gêne visuelle ou des vertiges peuvent être également les conséquences de la prise de médicaments.

Les pictogrammes, trois niveaux de médicaments

Pour que les patients puissent être mieux informés, les médicaments susceptibles de gêner la conduite ont été classés en 3 niveaux (vignettes présentes sur la boîte de médicaments):

Niveau 1 – Soyez prudent – Ne pas conduire sans avoir lu la notice

 

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Les médicaments de niveau 1, dans la plupart des cas, ne sont pas contre indiqués pour la conduite. Il convient de connaître sa réaction à ces médicaments et donc de pas les prendre pour la première fois avant de conduire. Certains médicaments, comme les sirops contre la toux, peuvent parfois provoquer une somnolence ou des vertiges. Il est important de lire attentivement la notice contenue dans la boîte et, en cas de doute, parlez-en à votre médecin ou pharmacien.

 

 Niveau 2 – Soyez très prudent – Ne pas conduire sans l’avis d’un professionnel de santé

 

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Les médicaments de niveau 2 peuvent avoir des effets importants (trouble de la vigilance, somnolence, temps de réaction altéré, vertiges …) et nécessitent donc un avis médical auprès d’un pharmacien ou d’un médecin.

 

Niveau 3 – Attention, danger : ne pas conduire. Pour la reprise de la conduite, demandez l’avis d’un médecin.

 

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Les médicaments de niveau 3 ne sont pas compatibles avec la conduite. Vous ne devez pas prendre le volant suite à la prise de ces médicaments. Vous devez demander un avis médical lorsque vous envisagez la reprise de la conduite.

 

Les 7 règles d’or à suivre pour associer médicaments et conduite

  1. Observez attentivement la boîte du médicament avant de le prendre : la présence d’un des pictogrammes cité ci-dessus, doit vous alerter (niveaux de danger).
  2. Consultez la notice : les effets indésirables et recommandations y sont indiqués.
  3.  Lors de la prescription du médicament par votre médecin ou lors de la délivrance par votre pharmacien, signalez que vous comptez prendre le volant afin que le professionnel puisse vous conseiller. Pensez également à indiquer tous les médicaments que vous prenez afin d’éviter des interactions entre les médicaments qui seraient nuisibles à votre santé.
  4. N’arrêtez pas ou ne modifiez pas votre traitement par vous-même : en modifiant les doses d’un médicament qui vous a été prescrit, vous augmentez les effets indésirables ou réduisez les bénéfices du médicament. Respectez également les conditions de prises à jeun, lors d’un repas, au coucher…) ainsi que l’heure de prise.
  5. Alcool et drogues sont incompatibles avec la prise de médicaments : les effets de l’alcool et des drogues peuvent être aggravés par la prise d’un médicament. Inversement, un médicament peut voir son effet réduit ou retardé par la prise d’une de ces substances.
  6. Sachez faire des pauses ou prendre la décision de ne pas prendre le volant : si vous ressentez une extrême fatigue, une envie de dormir, vos membres sont engourdis, vous avez la tête qui tourne, ou une envie de vomir, votre perception des distances et des vitesses est altérée, vous vous sentez différent de d’habitude (euphorie, agressivité, nervosité…) ou avez déjà été sujet à un de ces troubles lorsque vous avez pris un médicament.
  7. Respectez ces règles quel que soit le véhicule utilisé : vélos, poids lourds, voiture, deux roues, engins de chantiers… les problèmes sont identiques. Il en est de même si vous utilisez une machine nécessitant le respect de consignes de sécurité (outillage professionnel, bricolage, jardinage).

Source : ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament)

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