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Le sommeil et travail en horaires décalés

25/12/2020 - 5 minutes de lecture
Saviez-vous qu'en France 1 salarié sur 5 travaille en horaires décalés ou de nuit ? Cela correspond à  plus de 6 millions de travailleurs qui doivent adapter constamment leur rythme de sommeil. C’est peut être votre cas ou celui d’un de vos proches ? INTERIALE vous en dit plus sur les conséquences de ces horaires décalés sur votre sommeil.

Quelles sont les conséquences à court terme ? 

 

L’horloge biologique est le chef d’orchestre de notre organisme, située dans notre cerveau, elle se synchronise sur une journée de 24 heures par l’alternance du jour et de la nuit, notamment grâce à la lumière.  Toutes les fonctions de l’organisme sont soumises à un rythme dit circadien pendant ces 24 heures. Si on change ce rythme (travail en heures décalées par exemple…) cela a des conséquences sur notre sommeil mais aussi sur notre métabolisme, notre système cardiovasculaire et notre système immunitaire

Vous connaissez chaque année les décalages d’une heure entre saison été et hiver, vous saviez qu’il faut en moyenne à votre horloge biologique 1 jour d’adaptation par heure de décalage ? 

Ainsi les décalages dérègleraient notre métabolisme et engendraient ainsi des troubles de la somnolence, des troubles du sommeil, des changements d’humeur (colère, tristesse..), une envie de manger plus importante, un système immunitaire affaibli… Bref, travailler en horaires décalés demande un peu de rigueur pour garder son corps et son esprit en bonne santé.

 

 

Quelles sont les conséquences à long terme ?

 

Le travail de nuit et le travail posté ont des horaires dits « atypiques » et qui peuvent, de par leurs spécificités, engendrer des risques pour votre santé sur le long terme : insomnie, dette de sommeil (en moyenne 1 nuit perdue par semaine, soit 4 nuits par mois), augmentation du risque d’accidents liés à la somnolence, d’obésité, de troubles cardiovasculaires et de cancer du sein. 

Mais aussi cela a un impact psychologique avec l’augmentation des dépressions, des troubles anxieux, de l’irritabilité

 

 

Des conseils pour limiter les complications ? 

 

  • Essayez de dormir au minimum 7 heures consécutives ou cumulées (même s’il faut vous coucher très tot en fin de journée) ou si le premier épisode de sommeil qui suit le travail est trop court, le compléter par une sieste
  • Dormez dans un environnement adapté, ce qui signifie : volets fermés, pas de bruit, pas de RDV au cours de la période de repos
  • Activité physique régulière !
  • Une douche fraîche avant de vous coucher pour faire baisser la température du corps (pas de douche chaude, même si cela est agréable en hiver)
  • Adaptez une alimentation régulière et légère.
  • Attention aux écrans. La télévision, l’ordinateur, et le smartphone ce n’est pas conseillé avant de s’endormir
  • Evitez la caféine et la théine quelques heures avant votre sommeil. 

En parallèle, vous pouvez vous inscrire à l’un de nos programmes de santé gratuits en ligne pour rester en bonne santé et prévenir les maladies

 

Sources : Inpes, Ooreka, l’INSERM, l’INRS