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Kératose solaire, la peau meurtrie par le soleil

Kératose solaire, la peau meurtrie par le soleil

La kératose, de quoi s’agit-il ?

La kératose solaire, ou actinique, correspond à une lésion cutanée se traduisant par une petite zone rouge (ou brune), squameuse , indurée , rugueuse au toucher et située principalement dans une zone exposée au soleil. Plus de 80% des kératoses se situent au niveau du visage, du crâne dégarni, des mains, des avant-bras et des décolletés (chez les femmes) . Ces lésions ressemblent parfois à des plaques de psoriasis ou d’eczéma avec la particularité de ne pas guérir, même après application d’une crème adaptée à ces affections.

Leur taille varie d’une tête d’épingle à celle d’une petite pièce de monnaie. La surface de la zone concernée peut être rugueuse, légèrement douloureuse et irritée. Elle est parfois plus palpable que visible.

Qui est responsable de la kératose ?

Le grand coupable du développement de kératose actinique est le soleil ! Plus précisément, cette pathologie est la résultante d’une exposition excessive aux rayons ultraviolets. Ces derniers peuvent provoquer la transformation de certains gènes des cellules de la peau et conduire au développement de lésions, de kératoses voire de cancers.

Les lésions de kératose peuvent être précancéreuses, c’est-à-dire que si elles persistent durant des mois, elles peuvent dégénérer en cancer. En effet, on estime qu’entre 1 et 3 % de ces lésions peuvent se transformer en cancer de la peau et toucher les organes voisins. Il est donc recommandé de les montrer à un dermatologue afin de décider s’il est nécessaire ou non de les éliminer.

Si l’excès de soleil est la cause principale de kératose actinique, elle n’est cependant pas la seule, certaines drogues cancérogènes (comme l’arsenic) et la radiothérapie peuvent aussi provoquer ce type de lésions.

Quelles sont les populations à risque ?

  • Phototype spécifique : les individus associant peau et yeux clairs et ceux ayant les cheveux blonds ou roux. Pour ces personnes, un faible excès d’ultraviolets peut avoir des conséquences importantes à court terme (coup de soleil), à moyen terme (vieillissement cutané accéléré, kératose actinique) et à long terme (cancers cutanés).
  • L’âge, facteur de risque : le risque de développer une kératose augmente nettement avec l’âge. Ainsi, la maladie évoluant sur de longues années, elle est généralement diagnostiquée chez des patients ayant plus de 50 ans. Les hommes restent majoritairement concernés car ils ont tendance à moins se protéger du soleil que ce soit durant leurs loisirs ou leur activité professionnelle.
  • Certaines professions ou loisirs conduisant à une exposition plus importante au soleil : maçons, marins, agriculteurs, montagnards, pêcheurs, amateurs de bateau, tennis, golf, ski, randonnées, footing…
  • Pays ensoleillés : les personnes ayant vécu dans des pays à fort niveau d’ensoleillement, sont davantage exposées au risque de développer une kératose. Par exemple, en Australie, le taux de kératose solaire est l’un des plus élevés au monde.
  • Amateurs de cabine de bronzage : les kératoses peuvent aussi résulter d’expositions régulières aux Ultra-Violets (UV) artificiels.

Venir à bout des kératoses solaires : des solutions existent !

Une fois la kératose présente, plusieurs solutions permettent de la faire disparaître :

  • Traitement par le froid ou cryothérapie : traitement simple consistant à projeter un jet d’azote liquide sur la lésion pour entraîner sa destruction locale. Cette technique est peu douloureuse et se réalise sans anesthésie, même si elle entraîne une sensation de pincement lors de la projection d’azote. Le dermatologue réalise en général deux applications de l’ordre de 30 à 45 secondes. La zone congelée meurt et disparaît sous forme d’une croûte qui tombera quelques jours après la séance de cryothérapie.
  • Traitements locaux : plusieurs traitements locaux peuvent être utilisés sous forme de gel ou de crème (l’imiquimod, le 5 fluoro-uracile, diclofénac, etc.). S’ils ont globalement la même efficacité, leurs effets indésirables varient en fonction de leur type et de la durée de traitement. Généralement, plus la durée de traitement nécessaire sera courte, plus les effets indésirables locaux pourront être gênants. Un nouveau traitement local est actuellement en cours de développement : le mébutate d’ingénol. Ce dernier, issu de la médecine traditionnelle australienne, permet le traitement des lésions de kératose actinique en une application par jour pendant 3 jours.
  • Chirurgie : Pour certaines formes étendues, ou en cas de doute, le dermatologue peut avoir recours à la chirurgie afin d’enlever l’intégralité de la lésion et la faire analyser au laboratoire d’anatomo-pathologie.
  • Traitement par la lumière : La photothérapie dynamique est basée sur les propriétés de certaines molécules, capables de se modifier sous l’action d’une source lumineuse intense. Son utilisation reste essentiellement réservée à des formes étendues de kératose survenant dans un contexte d’antécédents de cancer de la peau.

Vous avez un doute : comment examiner votre peau ?

C’est au toucher que l’on reconnaît des kératoses. En passant sa main sur son front par exemple, on peut sentir de légères rugosités, des croûtes. En y regardant de plus près, on constate alors une zone de peau anormale. Au moindre doute, il convient de consulter un spécialiste, surtout pour les personnes les plus à risque.

Il existe plusieurs contrôles à réaliser soi-même face à un miroir :

  • Le visage, sans oublier les oreilles et le cuir chevelu (à l’aide d’un peigne lorsque les cheveux sont mouillés).
  • Le cou et le décolleté (pour les femmes)
  • Le dos des mains, entre chaque doigt, les poignets et les avant-bras
  • Le dos ainsi que l’arrière des jambes (à l’aide d’un miroir à main)
  • Le devant des jambes ainsi que les pieds

Conseils préventifs contre les kératoses : comment limiter leur apparition ?

Afin de prévenir les kératoses solaires ou de limiter leur récidive, une seule solution : adopter des mesures de photo-protection efficace !

  • Eviter l’exposition au soleil : surtout aux environs de midi (entre 12h et 15h).
  • Adopter une tenue protectrice : port d’un chapeau large protégeant vos yeux, vos oreilles, et votre nuque, choix de vêtements adaptés (manche longues, pantalons, tissus anti-ultraviolets).
  • Utiliser des écrans solaires : le niveau de protection solaire conseillé dépend des types de peau. Pour les peaux claires, l’indice SPF (Sun Protection Factor) recommandé est de 50 et plus. Les activités extérieures avec une exposition importante (montagne, sous les latitudes proche des tropiques, plages, activités extérieures longues) nécessitent une protection SPF 50+. N’oubliez pas de renouveler l’application d’écran solaire après chaque baignade et toutes les 2 heures !

Sources : Léo pharma, esante.fr, bien être et santé

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