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Bigorexie, quand le sport devient une addiction

Bigorexie, quand le sport devient une addiction

L’addiction au sport, appelée bigorexie ou sportoolisme (en analogie avec l’alcoolisme), touche de plus en plus de sportifs qu’ils soient amateurs ou professionnels. L’addiction au sport devient problématique lorsqu’elle se fait au dépend de la vie professionnelle et personnelle. Elle peut également être dangereuse pour la santé. Intériale fait le point pour vous sur cette addiction méconnue.

L’activité physique est bénéfique pour la santé

Vous n’avez sans doute pas échappé aux messages de santé publique faisant la promotion de l’activité physique : les 10 000 pas par jour, pratiquer une activité physique régulière, c’est le fameux « manger-bouger ». Il est connu et reconnu que l’activité physique a de nombreuses vertus pour la santé, que ce soit pour lutter contre la sédentarité, le surpoids, les maladies cardiovasculaires, ou pour booster les défenses immunitaires, et même pour le moral !

La pratique d’une activité physique régulière et la lutte contre la sédentarité sont des éléments clés pour une bonne santé.

L’excès de sport peut nuire à la santé

Pourtant, pratiqué à l’excès, le sport peut devenir une addiction comportementale. Il y a alors une dépendance qui s’installe, c’est la bigorexie. Elle se traduit par :

  • Un besoin irrépressible de pratiquer de l’activité physique
  • L’impossibilité de se passer des séances de sports très régulières voire quotidiennes. Le moindre contretemps pouvant altérer le déroulement « idéal » de la journée (entraînement, heures des repas, plages de repos) est vécu comme une agression insupportable.
  • En cas de non pratique de sport, une sensation de manque:
    • Irritabilité
    • Obsession de la pratique du sport
    • Sensation de mal-être
    • Mauvaise humeur
    • Opinion altérée d’eux-mêmes (tendance à se voir plus gros qu’ils ne le sont)
  • Des troubles du sommeil

Autre caractéristique de la bigorexie : le besoin de dépassement permanent. Les addicts au sport chercheront toujours à se dépasser, et parfois au-delà de leurs propres limites corporelles. Cela peut entraîner un risque de blessures important (fractures, entorses) ou une pratique non raisonnable d’une activité physique malgré une blessure ou une fatigue importante.

L’excès de sport peut également amener à des conduites à risque telles que la prise de drogues, de produits anabolisants ou encore la consommation excessive de protéines en poudre ou naturelles. L’addiction au sport peut être aussi à l’origine de troubles alimentaires (liés à des régimes restrictifs, etc.)

L’impact social de la bigorexie

L’addiction au sport a également un retentissement sur la vie sociale. La part de temps dédiée au sport étant de plus en plus importante dans la vie du bigorexique (=addict au sport), elle peut envahir la sphère familiale et professionnelle.

Résultat, un délaissement des activités familiales, un repli sur la pratique sportive et un isolement social peuvent apparaître.

Quels sports sont les plus touchés et comment devient-on accro ?

La bigorexie concerne tous les sports mais certaines pratiques sont plus à risque, telles que :

  • Les sports d’endurance (running, plus particulièrement)
  • Les sports de type musculation, culturisme.

Ces sports sont particulièrement liés au dépassement de soi et des performances, mais également à l’image de soi-même. Une recherche de sensations fortes peut également entraîner une dérive vers une pratique addictive.

La pratique de sport permet la libération d’endorphines, des molécules procurant un état de bien-être, permettant de réduire le stress et d’accroître la sensation de bonheur. C’est parfois cette sensation de bien-être qui est recherchée par une pratique excessive de sport.

Les sentiments de vide affectif et d’isolement sont parfois des sources de motivation pour la pratique d’un sport. Ce dernier permet ainsi de combler ces sentiments de solitude et, à terme, le sport peut dériver vers une pratique excessive voire une addiction.

Quand parle-t-on d’addiction au sport ?

Définir l’addiction au sport n’est pas facile, on peut parler d’addiction au sport dès lors que cette pratique se fait au détriment des relations sociales, professionnelles ou familiales.  Elle peut également se caractériser lorsque le sport est pratiqué dans des conditions dangereuses pour la santé (risque important de blessures, ou pratique du sport malgré une blessure).

L’accro au sport, ne parvient pas à réduire sa fréquence et sa durée d’entraînement, ne maîtrise plus son rythme de vie qui est entièrement axé autour de sa pratique sportive.

Que faire en cas d’addiction au sport ?

Comme pour toute addiction, la prise de conscience est importante. Ensuite une prise en charge par des professionnels, médecins addictologues ou psychologues peut être envisagée. Une thérapie et un sevrage progressif peuvent être nécessaires.

Le but ne sera pas d’arrêter totalement l’activité mais d’apprendre à retrouver du plaisir et à restaurer la liberté de choix dans la pratique.

Certains centres d’addictologie sont spécialisés dans l’addiction au sport, n’hésitez pas à vous renseigner dans votre région si vous pensez être concerné(e).

La pratique du sport en groupe permet de limiter les risques d’addiction. Le sport doit rester un plaisir et non pas une contrainte ou un besoin.

Rappelez-vous que la pratique  d’une activité physique régulière est bénéfique pour le bien-être, et la lutte contre les maladies !

Retrouvez les bienfaits de l’activité physique sur le sommeil et le stress 

Source : IFAC

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