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Allergies printanières

Allergies printanières

Le 20 mars, c’est le retour du printemps : les oiseaux qui chantent, les bourgeons sur les arbres, les températures qui remontent et…. les fameuses allergies ! Et oui, chaque année elles sont là, ne manquant pas de nous empoisonner la vie ! Mais quels sont les signes d’une allergie ? Est-il possible de prévenir ces allergies ou de les limiter ? Faisons le point sur ce phénomène qui touche de plus en plus de personnes en France.

Commençons par définir l’allergie

Inventé en 1906, le terme allergie provient du grec « allos » qui signifie « autre » et « ergon » pour « réaction ». Il désigne les réactions excessives d’un organisme soumis à l’introduction d’une substance étrangère (nommée allergène) normalement inoffensive et rencontrée dans la vie quotidienne. Le système immunitaire réagit de façon anormale et considère la substance mangée, bue, touchée ou respirée, comme un ennemi. L’allergène peut être aérien, alimentaire, médicamenteux ou professionnel.
Deux temps sont nécessaires pour que l’allergie apparaisse :

  • une première phase de sensibilisation à l’allergène qui ne donne aucun signe clinique et passe inaperçue
  • et une deuxième phase de révélation au cours de laquelle se déclenchent les symptômes.

L’allergie est une maladie multifactorielle, complexe, qui naît de la rencontre d’une prédisposition génétique avec plusieurs facteurs environnementaux. Elle peut survenir à tout moment et à n’importe quel âge.
On compte officiellement plus de 100 allergènes différents mais, au printemps, les allergies sont principalement dues à un allergène précis : le pollen. Cet allergène est responsable dans 80% des cas de ce qu’on appelle le rhume des foins ou encore de la rhinite saisonnière.

Quels sont les symptômes ?

L’allergie pollinique provoque différents symptômes s’apparentant à un rhume classique :

  • Éternuements fréquents
  • Écoulement nasal clair
  • Nez bouché
  • Yeux rouges irrités, larmoyants et qui « picotent », conjonctivite
  • Démangeaisons au niveau du palais, du nez et des oreilles
  • Toux et maux de gorge

En cas de doute, qui consulter ?

En cas de doute, si l’un des symptômes cités précédemment persiste, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant qui vous orientera si besoin vers un ORL (Oto-Rhino-Allergologue). L’ORL est un spécialiste des affections et des anomalies de la sphère « ORL » : oreille, nez, gorge et cou. Après consultation, il saura identifier l’origine de vos troubles et diagnostiquer ou non une allergie. Si l’allergie est avérée, l’ORL vous orientera vers un allergologue pour trouver la cause des symptômes allergiques à travers des tests cutanés ou sanguins. Un traitement adapté vous sera ensuite prescrit : désensibilisation, solutions salines, corticostéroïdes, antihistaminiques,…
La désensibilisation représente le traitement le plus connu et le plus efficace pour lutter contre les allergies. Elle permet de prévenir les complications de la maladie (principalement l’asthme). Elle consiste à injecter continuellement et de façon croissante un allergène par voie sous cutanée durant plusieurs mois voire plusieurs années.

Pourquoi sommes-nous de plus en plus allergiques ?

En France, 25 à 30 % de la population générale souffre d’une maladie allergique. Un pourcentage qui a doublé en 20 ans particulièrement chez les enfants et les adolescents. La fréquence des allergies ne cesse d’augmenter depuis quelques années. L’OMS1 estime que d’ici 2050, une personne sur deux sera allergique !

Mais pourquoi développons-nous davantage d’allergie alors qu’il n’y a pas plus d’arbres ou de fleurs qu’auparavant ?

Les allergologues mettent en cause la pollution de l’air et les particules dégagées par les gaz d’échappement des automobiles. Ces derniers libèrent du dioxyde d’azote (NO2) qui pourrait modifier la structure biochimique des pollens et stimulerait leur puissance. Nos amies les bêtes ont aussi leur part de responsabilité. Qu’elles soient domestiques ou exotiques, l’allergène se dissimulerait dans leurs poils, leur salive et leurs peaux mortes. Enfin, les allergologues s’interrogent aussi sur l’effet pervers d’une trop grande hygiène. Notre mode de vie toujours plus aseptisé affaiblirait notre système immunitaire.

 

Comment les prévenir ?

Des mesures simples permettent de limiter la survenue d’une allergie et de pouvoir profiter du printemps en toute sérénité :

  • Prêtez attention aux informations polliniques actuelles dans votre région. Un bulletin allergo-pollinique est diffusé pour chaque région par le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA). Il permet aux personnes allergiques de connaître le « contenu pollinique de l’air » et les risques d’exposition aux allergènes. Le risque d’exposition allergique est chiffré de 0 (nul) à 5 (très fort). Une carte de vigilance est établie et accessible toute l’année sur le site du RNSA : http://www.pollens.fr/docs/vigilance.html
  • Ne séchez pas votre linge en plein air, le pollen risque de se déposer sur le linge humide.
  • Rincez vos cheveux en fin de journée car le pollen se dépose facilement dans les cheveux.
  • À l’extérieur, portez des lunettes de soleil. Elles ont deux effets positifs : elles retiennent une partie du pollen qui pourrait arriver dans vos yeux et limitent votre éblouissement. Les yeux sont en effet plus sensibles à la lumière lorsque qu’ils sont irrités.
  • Ne pratiquez pas de sport en plein air les jours de fortes concentrations de pollen (indice 4 et 5 sur la carte de vigilance du RNSA). Plus vous respirez d’air, plus vous respirez de pollen.
  • Durant vos vacances, choisissez de préférence une destination avec un taux de risque bas (indice 1 et 2) ou, si possible, dépourvue du pollen auquel vous êtes allergique. Préférez les vacances à la montagne ou en bord de mer où le pollen est le moins abondant.
  • Gardez au maximum les portes et fenêtres fermées surtout en période de vent important. Si vous fermez la fenêtre, la concentration de pollen dans l’air intérieur commencera à diminuer après une dizaine de minutes.
  • Investissez dans des filtres à pollen. Ils peuvent être installés sur les fenêtres, dans votre véhicule ou encore dans les systèmes de ventilation pour permettre d’aérer sans risque.
  • Évitez de sortir en fin de matinée et en début de soirée, périodes où le taux de pollen est le plus élevé.
  • Limitez les endroits où l’herbe vient d’être coupée, le pollen y est davantage en suspension dans l’air.

 

1 OMS : l’Organisation Mondiale de la Santé

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