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Les MICI, des maladies encore méconnues

Les MICI, des maladies encore méconnues

En France, 250 000 personnes sont atteintes de MICI. Connaissez-vous ces maladies qui touchent plus de 10 millions de personnes dans le monde ? Quelles sont leurs symptômes et leurs conséquences sur la vie des malades ?

Que signifie MICI ?

Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin ou MICI, regroupent deux pathologies : la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (RCH). Ces maladies se caractérisent par une inflammation de la paroi du tube digestif. Elles se manifestent par des épisodes inflammatoires (nommés poussées) de durée et de fréquence extrêmement variables d’un malade à un autre, alternant avec des phases de rémission. Les MICI sont le plus souvent diagnostiqués chez des sujets jeunes âgés de 15 à 35 ans mais peuvent survenir à tout âge.

Contrairement aux idées reçues, ces pathologies ne sont en aucun cas contagieuses.

Quels sont les symptômes des MICI ?

Ces pathologies provoquent plusieurs symptômes dont :

 

 

  • Douleurs abdominales
  • Diarrhées (entre 4 et 20 selles par jour)
  • Impériosité (envies pressantes et incontrôlées d’aller aux toilettes)
  • Perte d’appétit et amaigrissement
  • Grande fatigue (asthénie)
  • Fièvre
  • Sang dans les selles
  • Symptômes extradigestifs : lésions cutanées (aphtes buccaux, érythème[1] noueux), atteinte oculaire, douleurs articulaires

 

Quelles est la différence entre la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique ?

  • La maladie de Crohn peut toucher l’ensemble du tube digestif, de la bouche à l’anus. Cependant, elle siège le plus souvent sur le gros intestin ou le côlon.
  • La RCH est localisée uniquement au niveau du rectum et/ou du côlon. Elle se caractérise par la fréquence des saignements digestifs et les symptômes d’impériosité liés à l’atteinte systématique du côlon.

Quelles sont les causes à l’origine des MICI ?

Si la ou les causes des MICI ne sont pas encore clairement identifiées, plusieurs facteurs sont mis en cause : anomalies du système immunitaire, facteur génétique de prédisposition, déséquilibre du microbiote (= flore intestinale), alimentation et tabac (facteur de risque avéré pour la maladie de Crohn).

Quels traitements possibles ?

À ce jour, aucun traitement ne permet de guérir des MICI. Cependant, il existe des médicaments anti-inflammatoires permettant de soulager les patients en augmentant la durée des phases de rémission. Dans les cas les plus compliqués, un traitement chirurgical non curatif qui soulage le malades est proposé.

Comment améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de MICI ?

Isolement social, arrêt des activités extérieures, absentéisme répété, dépression, anxiété… les impacts sociaux et psychologiques sur la vie des personnes atteintes de MICI sont majeurs, notamment en fonction de la fréquence et de l’importance des poussées. Cependant, plusieurs actions assurent une meilleure qualité de vie des patients :

Suivi médical régulier

Le suivi médical régulier est indispensable pour toute maladie chronique. Il s’inscrit dans une relation de longue durée entre le médecin et le malade. Outre le suivi médical qui inclue le traitement et les analyses biologiques, il comprend l’éducation du patient à la maladie, la prévention du cancer et le soutien psychologique.

Alimentation

Lors de poussées sévères et de complications, l’alimentation du malade peut être adaptée sur les conseils de son médecin et d’un nutritionniste : compléments alimentaires pour combler les carences (vitamines, sels minéraux, oligo-éléments), proposition d’un régime pauvre ou sans fibre pour diminuer les douleurs abdominales et la diarrhée.

Activité physique

L’activité physique n’est pas proscrite, bien au contraire, elle est même fortement recommandée tant pour ses bienfaits sur le mental que sur le physique. Il est préconisé de reprendre progressivement une activité physique après une période de poussées. L’essentiel étant de ne pas se forcer et de rester à l’écoute de son corps.

Thérapies et pratiques complémentaires 

Des thérapies et pratiques complémentaires peuvent être proposées aux malades : acupuncture, hypnose, ostéopathie, sophrologie… Même si elles ne remplacent par les traitements, elles améliorent le bien-être des malades et leur qualité de vie.

Informations et événements

Des associations dédiées aux MICI proposent de nombreux outils d’informations ainsi qu’une aide de proximité pour les malades et leur entourage : réseau de diététiciens, forums d’échanges, web-conférence, fiches pratiques, recettes, séjours, suivi à domicile…

Pour les envies pressantes, des applications sur smartphone, disponibles gratuitement via Google Play et Android, ont été créées. Elles permettent de géolocaliser rapidement des toilettes publiques autour de soi (exemple d’applications : « où sont mes toilettes », « toilettes à Paris », « le trèfle, où sont les toilettes »).

En savoir plus : https://www.afa.asso.fr

[1] Rougeur superficielle sur la peau

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