1. Prévention - Mutuelle Intériale
  2. Tous les Articles
  3. Les journées mondiales sans téléphone portable et smartphone

Les journées mondiales sans téléphone portable et smartphone

Les journées mondiales sans téléphone portable et smartphone

Et si vous arrêtiez votre téléphone l’espace de quelques heures ? Une journée ? Vous vous sentez capable de relever le défi ?

5,1 milliards de personnes dans le monde, soit près de 75% des habitants possèdent au minimum un téléphone mobile. Le téléphone sert à téléphoner bien sûr mais également à envoyer des SMS et surtout à se connecter sur Internet et les réseaux sociaux créant ainsi des situations d’addiction qui touchent chaque année davantage de personnes et qui sont de plus en plus handicapantes. En 2012, une étude britannique précisait que 66% des utilisateurs de smartphones risquaient de souffrir s’ils devaient se passer de leur smartphone.

La nomophobie, ça vous parle ?

Née de la contraction de « no mobile phobia », la nomophobie est un terme relativement récent qui désigne la phobie de ne pas avoir son téléphone portable à portée de main. Le terme phobie désignant une véritable névrose, il peut paraître un peu excessif pour qualifier les angoisses ressenties par un individu lorsqu’il est séparé de son mobile. Cependant, la nomophobie a été révélée par une étude conduite par la UK Post Officeen 2008 et qui a démontré que 53% des utilisateurs de téléphones mobiles présentaient des symptômes d’anxiété en cas de perte, de mauvaise couverture réseau ou de batterie faible.

Comment se manifeste l’addiction au téléphone portable ?

Les manifestations caractéristiques de l’addiction et de la dépendance au téléphone sont :
Son utilisation incessante, dans la rue, chez les commerçants, dans les transports, pendant les courses et parfois même chez un médecin.

  • Regarder son téléphone sans arrêt représente un signe majeur de dépendance.
  • L’apparition d’une angoisse lorsqu’une anomalie ou un bug survient, lorsqu’on ne retrouve plus le téléphone ou qu’il est impossible de le recharger, témoigne également de cette addiction.
  • Les personnes dépendantes ont besoin d’avoir leur téléphone près de soi en permanence, dans leurs mains et proche de leur lit.
  • Cette addiction peut conduire à un repli sur soi, voire même pour certaines personnes prédisposées à une forme d’autisme avec une rupture avec l’extérieur et une perte de convivialité.

Du 6 au 8 février prochain auront lieu les 18èmes journées mondiales sans téléphone portable et smartphone.

Savez-vous pourquoi la date du 6 février a été choisie ? C’est la saint Gaston… vous ne voyez pas ? Peut-être êtes-vous trop jeune… Rappelez-vous les paroles de la chanson de Nino Ferrer : « Gaston, y’a téléphon qui son, et y’a jamais person qui y répond » !
C’est l’écrivain de polars Phil Marso qui a initié ces journées mondiales sans téléphone portable et smartphone. Phil Marso nous invite chaque année à relever un défi : tenter de vivre sans téléphone portable pendant quelques heures, voire quelques jours !
Ces journées sont également l’occasion d’échanger autour de cet outil de communication.

Exceptionnellement cette année, deux thèmes sont proposés :
Smartphone : appliquez-vous les bons gestes ? Campagne de sensibilisation à destination des écoliers et des collégiens
Phil Marso propose un défi aux élèves : du 6 au 8 février 2018, éteindre son téléphone portable dès que l’on rentre dans son école ou son collège.
Phil Marso demande aux directeurs et directrices des établissements scolaires de jouer le jeu durant les 3 jours avec deux suggestions :

  • Un vestiaire pour entreposer les téléphones portables des élèves
  • S’emparer des questionnaires des journées mondiales sans téléphone portable afin de débattre sur le sujet : rédaction, poème, création d’affiche, clip vidéo… 42 questions pour lancer le débat

Le smartphone : tueur incontrôlable sur les routes
Selon la sécurité routière, près d’un accident corporel sur 10 est lié à l’utilisation du téléphone portable.
Lire ou écrire des messages en conduisant nécessite de quitter la route des yeux pendant 5 secondes, c’est l’équivalent de 70 mètres en ville.
Durant ces jours, Phil Marso invite les automobilistes à couper leur smartphone lors de leurs trajets pendant 3 tranches horaires :

  • De 6h à 9h : départ au travail
  • De 12h à 14h : pause déjeuner
  • De 18h à 21h : retour au domicile

Etes-vous accro ? Faites le test !

La Iowa State University a développé un test étayé pour sonder la ‘nomophobie’ en 20 questions.
Attribuez à chaque affirmation une valeur de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Entièrement d’accord ») et comptez ensuite vos points pour connaître votre score.

  • Sans smartphone, j’aurais peur de me retrouver bloqué quelque part.
  • Le fait d’avoir ma batterie plate m’angoisserait.
  • Cela m’énerverait de ne pas pouvoir utiliser mon smartphone et toutes ses possibilités lorsque j’en ai envie.
  • Je serais mal à l’aise de ne pas pouvoir accéder à tout moment aux données de mon smartphone.
  • Cela m’énerverait si je ne pouvais pas chercher de l’information avec mon smartphone quand je le désire.
  • Je serais nerveux si je ne pouvais consulter les actualités sur mon smartphone (météo, évènements, scoops…).
  • Je paniquerais si je franchissais ma limite de données autorisées.
  • Si pendant un moment, je ne pouvais pas consulter mon smartphone, j’aspirerais à le faire.
  • Si je n’avais pas directement de couverture ou de signal wifi, je vérifierais à tout bout de champ la possibilité de récupérer un nouveau signal ou de dénicher un réseau wifi.

Et si je n’avais pas mon smartphone sur moi…

  • Je me ferais du souci si jamais ma famille ou mes amis ne pouvaient me contacter.
  • Je ne serais pas tranquille si je ne pouvais garder le contact avec mes amis ou ma famille.
  • Je serais nerveux si je ne pouvais recevoir de messages ou être appelé.
  • Cela me préocuperait de ne pas savoir si quelqu’un a essayé de me joindre.
  • Je serais mal à l’aise de ne pas pouvoir communiquer tout de suite avec mes amis ou ma famille.
  • Je serais malade à l’idée de ne pouvoir consulter ou écrire des posts sur les réseaux sociaux.
  • Je serais inquiet de ne pouvoir vérifier mes mails.
  • Je ne me sentirais pas moi-même si je ne pouvais rester au courant de ce qui se passe sur les médias sociaux ainsi que sur mes propres comptes en ligne.
  • Je ne me sentirais pas apaisé tant que la connexion avec ma famille et mes amis n’ait pas été rétablie.
  • Je serais nerveux si j’étais entièrement coupé de mon identité en ligne.
  • Je me sentirais déboussolé et ne saurais pas quoi faire.

Calculez les scores que vous avez attribués aux déclarations et voyez où vous en êtes :
En dessous de 20 points : Aucune nomophobie à craindre. Votre relation à l’appareil est saine et vous ne ressentez pas de malaise particulier lorsque vous êtes tenu à l’écart des évènements.
Entre 21 et 60 points : Nomophobie moyenne. Vous êtes légèrement irritable quand vous avez oublié votre smartphone à la maison ou lorsque vous êtes privé de wifi, mais vous gardez néanmoins le contrôle de la situation.

Entre 61 et 100 points : Nomophobie modérée. Vous êtes attaché à votre appareil, vous consultez régulièrement vos updates en vous promenant ou en parlant à un ami. Vous êtes agité quand vous êtes inaccessible. Il est peut-être temps de vous accorder une detox digitale ?

Entre 101 et 120 points: Nomophobie sévère. Vous ne pouvez rester plus de 60 secondes sans consulter votre téléphone. C’est le premier appareil que vous vérifiez le matin, le dernier le soir et cela prend le dessus sur toutes vos activités. Il faut sans doute intervenir.

Retour