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Les jeunes, les drogues et les jeux vidéo

Les jeunes, les drogues et les jeux vidéo
Les jeux vidéo, et plus particulièrement en ligne sont très prisés par les adolescents : 22% y jouent souvent, on les appelle « gros joueurs ». Environ 500 000 personnes en France – essentiellement des jeunes de 14 à 17 ans – sont «  accros » aux jeux vidéo. Le jeu en lui-même n’est pas addictif : c’est la personnalité du joueur et son environnement qui vont créer l’addiction. Jouer n’est pas pathologique, c’est lorsque d’autres activités essentielles au développement de l’adolescent, du jeune, voire de l’adulte, sont délaissées que le jeu devient problématique.

Qu’est-ce qu’une addiction ?

L’addiction ou être addict c’est le fait d’être dépendant, « accro » à un produit, une drogue, (tabac, cannabis, médicament…) ou une pratique (jeux vidéo, achat, sexe, jeux internet…).
La drogue ou la pratique modifient le comportement de l’individu : sa perception des choses, ses émotions, ses pensées… et vont soit l’isoler, soit l’inciter à se rapprocher de personnes ayant les mêmes addictions.
Les symptômes de la dépendance sont variés :

  • l’impossibilité de résister au besoin de consommer ;
  • l’accroissement d’une anxiété avant la consommation ;
  • le soulagement ressenti lors de la consommation ;
  • le sentiment de perte de contrôle de soi pendant la consommation. Ces symptômes peuvent être accompagnés de troubles du comportement (anxiété, irascibilité, angoisse, agitation…).

La dépendance psychique est caractérisée par une sensation de malaise, d’angoisse, lorsqu’on arrête la pratique ou l’usage d’un produit (allant parfois jusqu’à la dépression). Il y a toujours un temps d’adaptation à une vie sans le produit : bouleversement des habitudes, réapparition d’un mal-être que la consommation visait à supprimer. En revanche, la dépendance physique est plus visible car il faut plusieurs semaines ou mois pour être sevré. L’état de manque à un produit se traduit par les symptômes suivant : douleurs, tremblements majeurs, convulsions. L’arrêt progressif permet d’éviter ces troubles.

A quoi peut-on être dépendant/ addict ?

Il existe des substances auxquelles on peut devenir dépendant (alcool, tabac, médicaments, drogues illégales…). Mais il est également possible de développer des addictions « comportementales », ce sont les addictions aux jeux d’argent, aux jeux-vidéo, au travail, Ou à l’alimentation.
Des études ont montré que de nos jours, il y a la possibilité d’être addict à presque tout: le sport, le chocolat… 

Les signes d’une addiction aux jeux vidéo

Un joueur excessif va délaisser certaines activités personnelles et professionnelles au profit du temps passé sur les jeux vidéo et dans les univers virtuels.
Des dégradations des relations sociales peuvent être observées (conflits entre le joueur et son entourage, tendance à se replier sur soi-même, agressivité envers les autres.)
Des signes similaires à ceux du sevrage tabagique ou alcoolique peuvent apparaître : besoin de jouer, tremblements, agressivité…
L’addiction aux jeux vidéo se caractérise également par une incapacité à contrôler le temps passé à jouer et des difficultés à le réduire.
Il peut être observé des troubles du sommeil (dus à des heures de coucher/lever décalées) ou encore des troubles de l’alimentation (repas sautés, grignotage devant la console/ordinateur).
Le signe qui alerte le plus souvent les parents chez les jeunes « addicts » est la baisse des résultats scolaires. Cela peut aussi se traduire par une baisse de performances en milieu professionnel chez les adultes.

Qui sont les personnes les plus touchées par l’addiction aux jeux vidéo ?

L’addiction aux jeux vidéo touche particulièrement les jeunes adolescents, le plus souvent des garçons. On retrouve également des joueurs excessifs chez les jeunes adultes de moins de 30 ans.
L’addiction ne vient pas des jeux vidéo en eux-mêmes, mais des « sensations » ou « sentiments » qu’ils procurent : souvent, des sentiments d’importance ou de reconnaissance au sein d’une communauté ou d’un groupe.

De plus, les jeux vidéo en ligne (les plus « addictifs ») continuent d’évoluer et d’avancer même lorsque l’utilisateur ne joue pas, c’est ce que l’on appelle la « persistance » des jeux. Ce qui créé un besoin de revenir jouer rapidement afin de ne pas être dépassé ou délaissé par les autres joueurs.

Que faire face à l’addiction aux jeux vidéo ?

Pour les parents ou les proches, l’ouverture d’un dialogue est indispensable pour prévenir l’addiction. Car en effet, l’adolescent ou l’adulte trouve un moyen d’exprimer sa personnalité, de s’identifier au sein d’un groupe, tout en contrôlant son image qui reste virtuelle. Mais en l’absence de limites, une perte de contrôle face aux écrans peut apparaître et engendrer des troubles qui entraveront le bon développement de l’adolescent ou de l’adulte.

La prise en charge est le plus souvent psychologique, car souvent l’addiction dissimule d’autres problèmes, ou d’autres mécanismes qui amènent à la consommation excessive de jeux vidéo : cela peut passer par la consultation d’un psychiatre ou psychologue, à une prise en charge de groupes, ou encore une hospitalisation dans les cas les plus graves peut être envisagée. Des services d’addictologies se sont spécialisés dans la prise en charge de l’addiction aux jeux vidéo ou cyberaddiction.

Prévention de l’addiction aux jeux vidéo

Pour prévenir l’addiction aux jeux vidéo, quelques conseils :

  • Installer l’ordinateur ou la console de jeu dans un lieu de passage, un lieu non isolé. Instaurer des règles d’utilisation : limiter le nombre d’heures de jeu en fonction de l’âge, et de la période (semaine, week-end, vacances…)
  • Veiller à l’équilibre vie personnelle – vie professionnelle/scolaire- jeux vidéo. On parle de jeu excessif lorsque les jeux vidéo prennent une place trop importante dans la vie du joueur et cela au détriment de la vie personnelle et professionnelle.
  • Proposer des activités autres que les jeux vidéo, des sorties avec des amis, instaurer une « déconnexion ».
  • Jouer en groupe avec des amis (de la vie réelle) ou en famille peut permettre de limiter la désocialisation et de limiter la pratique excessive car ces personnes vous connaissent et peuvent vous limiter.

Vous avez désormais quelques clefs pour gagner la partie contre l’addiction aux jeux.

 

LES PLUS INTÉRIALE
Selon votre niveau de couverture, Intériale peut :
  • Rembourser tout ou partie des consultations chez un psychiatre
  • Intervenir jusqu’à 40€ par séance pour les consultations chez un psychologue ou un psychothérapeute (non prises en charge par la Sécurité Sociale) jusqu’à 4 séances/an

 Renseignez-vous auprès de votre conseiller Intériale

Consulter la liste des centres et services d’addictologies et leurs spécialités .

Sources : Ifac-addictions, Inserm, Santépubliquefrance.

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