1. Prévention - Mutuelle Intériale
  2. Tous les Articles
  3. Le sport Féminin : un combat acharné

Le sport Féminin : un combat acharné

Le sport Féminin : un combat acharné

Pierre de Coubertin, père des Jeux Olympiques des temps modernes, a déclaré lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm : « Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est, à mes yeux, l’adulte mâle individuel. Les JO doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs ». Ces propos ont fort heureusement été démentis depuis longtemps. Même si des inégalités persistent, les femmes sont aujourd’hui intégrées dans le paysage sportif. Intériale vous propose de faire le point sur le sport féminin en France.

L’histoire des femmes dans le sport

Ce n’est qu’en 1928 que 277 femmes ont eu le droit de participer aux épreuves d’athlétisme des olympiades aux côtés de 2606 hommes. Rappelons que les jeux olympiques ont été relancés en 1896 à Athènes par Monsieur de Coubertin. Une campagne de dénigrement systématique et clairement machiste a influencé la place de la femme dans le monde du sport : le sport rendrait les femmes stériles et les inciterait à la débauche en dévoilant leur corps sur les stades.

En 1944, le droit de vote des femmes marque le début d’une nouvelle ère. Juste après la guerre, plusieurs fédérations nationales accueillent hommes et femmes. Même si certains sports restent à cette époque encore interdits aux femmes, comme le football, elles commencent à se faire une place dans le monde sportif.

Enfin, la vague de mai 68, la création de la mixité dans les cours d’EPS (Education Physique et Sportive) ainsi que la performance de grandes sportives, finit d’enclencher la révolution sportive féminine. Le football féminin est enfin autorisé pour les femmes.

À Savoir :
Le tennis est le premier sport qui obtient l’égalité des primes entre homme et femme grâce à une joueuse de tennis célèbre, Billie Jean King. En effet, c’est en 1973, que Billie Jean King menace de ne pas participer à l’US Open si les femmes n’obtiennent pas les mêmes droits que les hommes. L’égalité sera ainsi appliquée à ce tournoi.

Pourquoi les femmes font elles moins de sport ?

De nos jours, les femmes françaises sont un peu plus nombreuses à pratiquer une activité physique mais l’écart demeure avec les hommes, notamment chez les plus jeunes. Selon une étude de l’Insee diffusée le 23 novembre 2017, 50 % des femmes de 16 à 24 ans ont pratiqué au moins une activité physique ou sportive dans l’année, contre 63 % des hommes dans cette même classe d’âge.

D’après cette étude, plusieurs raisons peuvent expliquer cet écart : le manque de temps, la lassitude, les difficultés de transport, l’insatisfaction liée à l’ambiance et une faible médiatisation du sport féminin. Les jeunes femmes peuvent également être découragées par un manque d’offres ou de créneaux horaires attrayants.

Autre écart immense, la participation à des compétitions ! Les hommes pratiquant au moins un sport dans l’année seraient 52% en 2015 à avoir participé à une compétition sportive contre 17% chez les femmes. Ce résultat s’expliquerait principalement par un manque d’encouragement à la compétition sportive chez les jeunes femmes. En 2014, pour 60 % des personnes interrogées dans l’enquête de l’Insee, la moindre participation des filles à la compétition sportive s’expliquerait par un manque d’encouragement de leur entourage, et non par un manque de capacités suffisantes ou un défaut de goût pour la compétition.

Sport féminin et médiatisation

Bien que des progrès restent à faire, la présence du sport féminin à la télévision augmente depuis ces dernières années. Son poids dans le volume horaire des retransmissions sportives a plus que doublé entre 2012 et 2016. Le CSA estime que le sport féminin a représenté entre 16 % et 20 % du volume horaire de diffusion de retransmissions sportives en 2016, contre 14 % en 2014 et 7 % en 2012. Certaines compétitions féminines ont connu des succès d’audience importants, qui sont le reflet d’un engouement réel et croissant.  A titre d’exemple, la demi-finale de l’Euro 2016 féminin de handball France – Norvège a fédéré en moyenne 831 000 téléspectateurs sur France 4.

La médiatisation télévisuelle a un impact majeur sur le développement d’une pratique sportive. Du côté du football, avant 2011, il n’y avait tout simplement pas de demande de licence chez les femmes. En trois ans, la fédération a gagné 35 000 licenciées, pour atteindre le chiffre de 83 000 en 2015.

Quelques Chiffres :
70% des français de 18 ans et plus trouvent le sport féminin tout aussi intéressant que le sport masculin
64 % en regarderaient davantage s’il était plus régulièrement diffusé à la télévision
Source : Perception des français du sport féminin (Ministère des sports, 2016)

Tout n’est pas encore gagné !

Malgré les grandes avancées de la féminisation du sport, des progrès restent encore à faire pour assurer une réelle égalité entre les hommes et les femmes dans la pratique d’une activité physique. En effet, certaines inégalités perdurent encore actuellement :

  • Les sportives professionnelles sont nettement moins payées que les sportifs. Pour exemples : au football en 2014, les femmes touchaient en moyenne 3500 euros brut par mois contre 12 000 euros pour leurs homologues masculins. Dans le basketball, les hommes perçoivent en moyenne 9 760 € net par mois alors que les femmes ont un salaire moyen de 3 600 €.
  • La reconversion chez les sportives professionnelles reste plus difficile que chez les hommes. Compte tenu de leur faible médiatisation, les championnes sont, à quelques rares exceptions, moins bien placées que les champions dans l’exploitation commerciale de leur image.
  • Certains sports ferment encore leur porte aux femmes comme par exemple les sports automobiles.
  • L’encadrement sportif reste encore essentiellement masculin. Les fédérations sportives comptent encore peu de femmes (1 seule femme présidente parmi 31 fédérations olympiques et 7 femmes directrices techniques nationales seulement sur les 117 fédérations sportives).

Pour résumer, nous pouvons dire que le jour où le terme « sport féminin » disparaîtra du vocabulaire populaire, alors, le combat pour l’égalité homme-femme sera remporté !

Quelques conseils pour inciter votre enfant à pratiquer un sport

  • Apporter du soutien et encourager votre enfant reste primordial pour éviter qu’il ne se décourage
  • Surtout ne pas forcer votre enfant à pratiquer une activité sportive. Cela aurait l’effet inverse et vous risqueriez de le « dégoûter » du sport.
  • Choisissez un sport qui convient à son tempérament et à ses capacités. Un enfant peut se sentir davantage à l’aise dans des sports d’équipe (basketball, football, handball, danse, etc.), des sports individuels (judo, tennis, boxe, gymnastiques,…) ou des sports d’endurance (natation, course à pieds,…).
  • Si votre enfant hésite entre plusieurs activités, vous pouvez l’inscrire à des activités multisports. Non seulement cela lui permettra de découvrir de nouvelles disciplines mais en plus, cela lui permettra de développer une base solide pour l’ensemble des habilités motrices (équilibre, lancer, sauts, course,…).
  • Donnez l’exemple à votre enfant ! faites des activités physiques avec votre enfant pour le plaisir de passer du temps avec lui et l’inciter à bouger.
Retour
Nous contacter
Nous suivre