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Le mal du siècle : le mal de dos

Le mal du siècle : le mal de dos
80 % des français seront atteints d’un mal de dos au cours de leur vie. La lombalgie représente la première cause d’invalidité avant l’âge de 45 ans.

Le dos, une architecture solide

Le dos représente un élément indispensable dans la composition de l’être humain. Il est soutenu par la colonne vertébrale et ses 24 vertèbres reliées par des disques. La colonne vertébrale se compose ainsi :

Les principaux maux du dos

Les douleurs au dos peuvent être de type aigu (quelques jours) ou de type chronique (plusieurs mois). Elles se caractérisent par leur localisation dans une région spécifique du dos. Parmi ces douleurs, on retrouve le plus fréquemment :

  • Les cervicalgies qui correspondent aux douleurs ressenties au niveau de la nuque et des cervicales. Elles ont pour conséquence de gêner les mouvements de la tête et peuvent être accompagnées de maux de tête, de fatigue et de vertiges.
  • Les lombalgies qui désignent l’ensemble des douleurs apparaissant dans le bas du dos. Ces douleurs peuvent descendre jusqu’aux fesses, et même jusqu’à l’arrière des cuisses et des genoux. La forme la plus connue de lombalgie est le lumbago survenant de manière brutale.
  • Les sciatiques qui se caractérisent par une douleur intense irradiant la fesse jusqu’au pied due à la compression du nerf sciatique. Les sciatiques se présentent sous la forme de décharges électriques ou de brûlures.

D’où viennent les maux de dos ?

Une multitude de causes peuvent être à l’origine de maux de dos :

  • Vieillissement : il s’agit d’un phénomène naturel. Avec l’âge, les disques intervertébraux s’usent et provoquent des douleurs et une raideur au fur et à mesure du temps.
  • Traumatismes et blessures : les traumatismes et les accidents peuvent endommager les muscles et les nerfs du dos pouvant conduire à des douleurs plus ou moins importantes (accidents de la route, chute de hauteur, pratique d’un sport de manière intensive,…).
  • Surpoids : la surcharge pondérale induit une pression supplémentaire sur la colonne vertébrale et les muscles dorsaux. Le poids a un impact majeur sur les douleurs dorsales.
  • Sédentarité : les activités sédentaires prolongées (activités professionnelles avec postures statiques debout ou assises, visionnage de la télévision, lecture, etc.) représentent un risque pour notre dos. Ce dernier, trop peu ou mal sollicité, peut alors devenir douloureux.
  • Maladies associées : certaines maladies peuvent être à l’origine d’une douleur inflammatoire au niveau du dos, notamment la fibromyalgie, l’ostéoporose, les kystes des ovaires, les maladies touchant les articulations (arthrite/arthrose), les tumeurs et les infections spécifiques.
  • Hernie discale : elle touche principalement la région lombaire et dans 20% des cas, la région des cervicales. Il s’agit d’une atteinte du disque intervertébral, situé entre chaque vertèbre de la colonne vertébrale, qui joue un rôle d’amortisseur afin d’absorber les chocs. Cette maladie provoque de fortes douleurs au niveau du dos sous forme de lumbago ou de sciatique.
  • Manutention et mauvaises postures : un mal de dos débute souvent par l’adoption d’une mauvaise posture plus ou moins prolongée dans le temps. C’est l’une des principales raisons des douleurs chroniques. Le port de charges lourdes de manière répétitive peut également à terme fragiliser le dos.
  • Mauvais appui plantaire : une anomalie de répartition du poids du corps sur les pieds peut conduire à une surcharge pour les os et les articulations du corps. Des douleurs peuvent alors apparaître au niveau des genoux, de la hanche, du dos et du cou.

Quelles sont les solutions pour prévenir les maux de dos ?

  • Pour protéger son dos, il convient avant tout de limiter les mauvaises postures et les positions statiques prolongées. Pour cela, rien de plus simple : bougez autant que possible et adoptez les bons gestes !Quelques exemples de bons gestes :
    • levez-vous régulièrement de votre poste de travail pour aller chercher de l’eau ou des impressions et pensez à débloquer le dossier de votre siège pour basculer votre dos en arrière.
    • pour un poste en position statique debout prolongée, munissez-vous d’un repose-pied qui vous permettra de déplacer le poids d’une jambe à une autre.
    • pensez à ramassez un objet au sol en pliant les genoux et en en gardant votre dos droit.

    lors de nettoyage ou de rangement en hauteur ou lorsque vous cueillez des fruits dans un arbre, utilisez un escabeau avec sabots antidérapants et garde-corps et pensez à travailler devant vous, à hauteur des yeux pour éviter de vous cambrer.

  • Pratiquez une activité physique pour vous muscler le dos. Afin de prévenir le mal de dos, il convient d’assouplir et de renforcer le dos en maintenant une bonne condition physique. Il existe de nombreux exercices à pratiquer régulièrement pour étirer, tonifier et relaxer votre dos. Dans cet objectif, Santé Publique France[1] a développé un guide intitulé « mal de dos, prendre soin de son dos » pour faciliter la pratique d’exercices physiques.
  • Boire suffisamment d’eau: il ne s’agit pas d’un mythe, l’eau joue un rôle majeur au niveau des disques intervertébraux qui sont composés à 80 % d’eau. Leur épaisseur varie en fonction de la quantité d’eau présente et permet d’empêcher que les vertèbres se touchent. Ainsi, une bonne hydratation limite les douleurs liées aux chocs entre les vertèbres et lutte contre les douleurs lombaires et les arthrites. Pour rappel, l’ANSES[2] recommande de boire 1.5 litres d’eau par jour !
  • Pensez à vos pieds! Afin d’assurer une meilleure répartition du poids sur les pieds, en cas de déséquilibre, n’hésitez pas à consulter un podologue. Des semelles orthopédiques peuvent vous être proposées pour corriger la répartition de la charge corporelle lors de la phase d’appui du pied. Elles permettent de changer l’inclinaison des articulations entre les os du pied. Pour être efficace, les semelles devront être portées quotidiennement.

Quels professionnels peuvent soulager vos TMS ?

Kinésithérapeute

Nombre : 75 054 kinésithérapeutes en France
Formation : 1 année universitaire suivie de 4 ans de formation dans un Institut de Formation en Masso-kinésithérapie. Le diplôme, reconnu par l’État, est valable en France Métropolitaine et dans les DOM-TOM.
Prescription : il soigne la plupart du temps sur prescription médicale du médecin traitant suite à un problème de santé ou un accident.
Pratique : le kinésithérapeute est spécialiste des muscles mais peut aussi intervenir sur les articulations.
Tarifs : les kinésithérapeutes conventionnés doivent suivre les tarifs fixés par l’Assurance Maladie. Le coût des séances est pris en charge à 60% par l’Assurance Maladie (hors dépassement d’honoraires) si les séances sont prescrites par le médecin traitant.

Chiropracteur

Nombre : 700 chiropracteurs en France
Formation : la formation de chiropracteur dure généralement 6 ans après le baccalauréat et est standardisée au niveau international. En France, la formation est dispensée par l’Institut Franco-Européen de Chiropratique.
Prescription : le chiropracteur exerce sans prescription médicale.
Pratique : il a pour mission la détection, le traitement et la prévention des dysfonctionnements du squelette. Il travaille donc uniquement sur le dos et notamment sur ses conséquences sur les articulations.
Tarifs : la chiropraxie n’est pas remboursée par la sécurité sociale.

Ostéopathe

Nombre : 22 318 ostéopathes en France
Formation : la formation d’ostéopathie dure 5 ans et est dispensée dans un organisme de formation agréé par le ministère de la santé.
Prescription : l’ostéopathe exerce sans prescription médicale. Seule exception : la manipulation des cervicales nécessite une prescription du médecin traitant.
Pratique : l’ostéopathe, uniquement avec ses mains, par des gestes appropriés, va manipuler le corps du patient pour déceler les douleurs et les tensions et les traiter.
Tarifs : l’ostéopathie n’est pas remboursée par la sécurité sociale.

Etiopathe

Nombre : 400 étiopathes en France
Formation : la formation dure 6 ans dont 1 année obligatoire en cabinet chez un étiopathe.
Prescription : l’étiopathe exerce sans prescription médicale.
Pratique : très proche de l’exercice de l’ostéopathie, l’étiopathie, qui n’est pas réglementée en France, traite les causes à l’origine de la douleur dans une approche plus globale grâce à des manipulations douces.
Tarifs : l’étiopathie n’est pas remboursée par la sécurité sociale.

[1] Santé Publique France : ancien INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé)

[2] ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

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