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Comment dépolluer son intérieur ?

Comment dépolluer son intérieur ?

La pollution à la maison, l’ennemi de l’intérieur

Selon l’Observatoire de la qualité de l’air, en France, près d’un logement sur dix présente des niveaux de pollution de l’air élevés. Or, nous passons en moyenne 85 % de notre temps dans des environnements clos dont une grande majorité dans l’habitat : domicile, locaux de travail ou destinés à recevoir du public, moyens de transport.

D’après l’ANSES, l’air présent dans les habitats est encore plus pollué que celui des villes, il contient de nombreux polluants :

  • Polluants chimiques : Composés Organiques Volatils (COV), oxyde d’azote (NOx), monoxyde de carbone (CO), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), phtalates…
  • Bio contaminants : moisissures, allergènes domestiques provenant d‘acariens, d’animaux domestiques, de pollens…
  • Polluants physiques : particules et fibres (amiante, fibres minérales artificielles…).

Différentes sources d’émission de polluants existent au sein de notre foyer. Ces dernières peuvent avoir des effets sur la santé : depuis la simple gêne (olfactive, somnolence, irritation des yeux et de la peau) jusqu’à l’apparition ou l’aggravation de pathologies aigües ou chroniques (allergies respiratoires, asthme, cancer, intoxication mortelle ou invalidante…)

Huit conseils pour assainir son intérieur

1 – Bannissez la cigarette de votre habitat

C’est le premier geste à adopter ! Les particules toxiques qui émanent de la cigarette se fixent sur les tissus et le mobilier et continuent à vous intoxiquer même après aération. En 2014, une étude franco-américaine, parue dans la revue « Environmental Science & Technology », estime que ces émanations dangereuses persistent pendant 18 heures environ. C’est ce que l’on appelle le tabagisme passif au troisième degré.

2 – Privilégiez les produits ménagers écologiques

Ces derniers, non toxiques, doivent idéalement être labellisés par des écolabels (NF Environnement ou Eco-label européen). Certains produits naturels tels que le vinaigre, le bicarbonate de soude ou le citron possèdent des propriétés détartrantes, désodorisantes et désinfectantes. Utilisez ces ingrédients pour réaliser vos produits ménagers économiques et 100 % écologiques.

Exemple d’une recette de « grand-mère » : la crème à récurer.
Matériel nécessaire : un flacon opaque de 500 ml, un entonnoir, une cuillère à soupe, du bicarbonate de soude, du sel fin, du savon liquide neutre ou du produit vaisselle écologique et des huiles essentielles de votre choix (de préférence de bonne qualité).
Remplissez à moitié le flacon de bicarbonate de soude, ajoutez ¼ de sel fin de cuisine, 1 cuillère à soupe de savon neutre liquide et 15 à 20 gouttes d’une huile essentielle de votre choix Complétez avec de l’eau et agitez.
Bien agiter avant usage et bien rincer. Évitez de l’utiliser sur les surfaces fragiles telles que les plaques vitrocéramiques.

3 – Stoppez l’utilisation des bâtonnets d’encens, des bougies parfumées et des lampes berger

Ces derniers contiennent des parfums qui, lors de la combustion, provoquent des émanations de substances toxiques, irritantes, allergènes voire cancérigènes (benzène, formaldéhyde et acétaldéhyde). Remplacez ces produits par des huiles essentielles bio, respectueuses de l’environnement. Attention cependant à ne pas en abuser.
Astuce : Avant de passer l’aspirateur, déposez quelques gouttes d’une huile essentielle de votre choix sur un petit coton. Aspirez ce coton avant de passer l’aspirateur, l’odeur se répandra ainsi dans toute la maison.

4 – Ne rentrez pas votre véhicule

Si vous possédez un garage, laissez votre véhicule se refroidir à l’extérieur au moins une demie heure avant de le rentrer (particulièrement si votre garage est juxtaposé aux pièces de votre domicile). À l’arrêt, lorsqu’il refroidit, le moteur laisse échapper des gaz toxiques pour la santé (exemple : le benzène, cancérigène avéré).

5 – Purifiez votre air

La solution idéale pour assainir l’air intérieur de votre logement est le purificateur d’air ! Il s’agit d’un appareil compact et mobile qui capte l’air ambiant, le filtre par divers procédés puis restitue un air pur débarrassé des particules en suspension (pollution, pollen, certaines bactéries et virus). Actuellement, ceux contenant un filtre HEPA (c’est-à-dire à haute densité) restent les plus efficaces sur le marché. Ces filtres sont présents également dans les aspirateurs.

6 – Limitez les acariens

Lavez les draps du lit au moins une fois tous les quinze jours, les couettes et les oreillers tous les trois mois. Éviter le balai et le plumeau qui remettent les poussières fines en suspension dans l’air et préférez l’utilisation de chiffons (à secouer dehors) et de l’aspirateur avec un système de haute filtration (HEPA).

7 – Evitez les COV (Composés Organiques Volatiles)

Les meubles achetés en magasin sont majoritairement constitués de panneaux de bois reconstitués (aggloméré, contreplaqué…). Ces matériaux nécessitent une quantité importante de colle, de laque et de solvants responsables d’émanations de COV dont le formaldéhyde, hautement cancérigène. Il convient de privilégier l’achat de mobilier en bois massif, d’occasion (la plupart des COV se seront déjà évaporés) et ceux répondant au label NF Environnement Ameublement (faible contenance en formaldéhyde). Pensez également à aérer la pièce une fois les meubles montés pour limiter l’exposition aux COV.

8 – Un mot d’ordre : l’aération !

La meilleure des solutions reste l’aération de toutes les pièces au moins 15 minutes par jour par tous les temps et même durant les pics de pollution aux particules fines. Aérez de préférence le matin ou tard le soir en dehors des heures probables de pics de pollution. Aérez également pendant et après avoir fait du ménage, de la cuisine, des travaux, ou de la décoration.

Les plantes, nos alliées contre la pollution intérieure

Les plantes représentent une solution naturelle pour dépolluer notre intérieur. En effet, les polluants sont absorbés par les feuilles et transformés ensuite en produits organiques pour nourrir le végétal. La plante émet ensuite de la vapeur d’eau et améliore le taux d’humidité ainsi que le taux d’oxygène. Il s’agit d’un échange gazeux qui sera amplifié en fonction de la surface des feuilles : plus les feuilles possèdent une surface importante, plus l’échange gazeux sera efficient.

Attention ! Les plantes ne se substituent pas à l’aération des pièces ! Elles captent les substances polluantes mais à faible échelle par rapport à l’air que nous respirons. Rien ne vaut la ventilation et l’aération qui restent les moyens les plus efficaces pour assainir l’air intérieur.

Quelles sont les plantes dépolluantes ?

  • Absorption du benzène : pothos, palmier, fleur de lune
  • Absorption du formaldéhyde : Caoutchouc, Aloe vera, fougère de boston, ficus
  • Absorption de l’ammoniaque : Anthurium, azalée

Absorption des odeurs de fumée : lierre, Sanseveria, philodendron

Idée reçue : Avoir une plante verte dans une chambre, mauvaise idée ? On dit généralement que disposer une plante verte dans une chambre est mauvais pour la santé, or cela est faux ! Une plante rejette du dioxyde de carbone (CO2) en très faible quantité par rapport à celle que rejette un être humain.

 

Sources : OMS – ANSES

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