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Asthme – la chasse aux idées reçues

Asthme – la chasse aux idées reçues

Combien d’asthmatiques arrêtent de se traiter dès qu’ils vont mieux ou ne se soignent que lors des crises? Combien croient qu’ils ne doivent plus faire de sport ? Combien pensent qu’une rhinite « banale » n’est pas grave ? En matière d’asthme, les idées reçues sont légion ! Commençons par la plus commune… et sûrement la plus grave.

L’asthme est une maladie psychosomatique

Une absurdité qui a fait bien du tort aux asthmatiques dont la maladie n’a pas été prise au sérieux. Bien sûr, le stress et les contraintes peuvent être l’occasion de crise chez l’asthmatique. Mais la maladie, qui repose sur l’inflammation des bronches, n’a rien de psychologique.

Un asthmatique peut-il faire du sport ?

Oui, absolument ! Les spécialistes sont unanimes. Certains asthmatiques sont même devenus de grands champions. Bien sûr, si vous êtes allergiques aux chevaux, il ne faudra pas faire d’équitation ! La plongée sous-marine avec scaphandre est interdite aux asthmatiques, mais pour le reste, faites du sport, de façon raisonnable et sous le contrôle de votre médecin, en prévenant l’asthme dit « d’effort » ou induit par l’exercice si besoin ! Cela ne pourra qu’améliorer vos capacités respiratoires.

Je n’ai plus de crise, donc mon asthme est contrôlé, donc je ne suis plus malade

Les crises ne sont que la partie visible de l’iceberg. La partie immergée, c’est l’inflammation des bronches, à l’origine des signes d’asthme. A la longue elle les détériore, dégradant les capacités respiratoires. Ce qui va à l’encontre d’une autre idée fausse sur la peur d’être dépendant des traitements. Les médicaments pris en traitement de fond n’entraînent aucune accoutumance. Ils conservent toute leur efficacité, même après une prise régulière pendant plusieurs années, pour prévenir la survenue de crise d’asthme.

Les corticoïdes sont dangereux

Si cela est vrai pour la cortisone prise à forte dose par voie orale, les corticoïdes inhalés à faible dose, eux, se déposent directement dans les poumons et n’ont qu’un passage limité dans la circulation sanguine. De plus, certaines précautions (comme se rincer la bouche après une inhalation) permettent d’en éviter les risques éventuels, tout en conservant les bénéfices sur le contrôle de l’inflammation, à la base du traitement de l’asthme.

Les traitements de fond se prennent seulement sous forme inhalée ?

Faux. Pour lutter contre l’inflammation chronique des bronches, les médecins disposent des corticoïdes inhalés, mais aussi des anti-leucotriènes, qui agissent sur une autre voie de l’inflammation des bronches, se prennent en comprimés et sont dénués d’effets secondaires.

J’ai le nez qui coule, ce n’est pas grave

Pour un asthmatique, si ! La rhinite allergique associée, qui sévit chez presque 80% des asthmatiques, aggrave les symptômes d’asthme. C’est pourquoi le nez et les bronches doivent être pris en compte et traités conjointement. Et les armes là encore sont communes : corticoïdes et anti-leucotriènes.

L’asthme ce n’est pas grave, ça passera tout seul

C’est oublier que cette maladie touche 3,5 millions de Français. Et qu’elle en tue 7 chaque jour !

 

Source : Destination Santé

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