Un rapport pour penser la police de demain

Quelle police pour demain ? Telle est la question posée lors du colloque de l’Association des hauts fonctionnaires de la police nationale durant lequel un rapport a été remis à Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur.

C’est au siège d’INTÉRIALE le 10 mai dernier qu’a été organisé le colloque de l’Association des hauts fonctionnaires de la police nationale (AHFPN). Celui-ci avait pour objectif d’aborder l’avenir de la police d’un point de vue santé, ressources humaines, etc., en remettant un rapport au secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur.

Cette matinée de rencontres a eu lieu en présence notamment de Laurent Nuñez, de Jean-Michel Fauvergue, député et ancien patron du RAID, de Robert Broussard et Christian Lambert, commissaires de police devenus préfets, de Jean-Louis Wyart, contrôleur général et de Christian Sonrier, président de l’AHFPN.

Créée en octobre 1953, cette association, dont INTÉRIALE est partenaire, regroupe les 300 plus hauts responsables de la police nationale. Et elle se sent particulièrement concernée par le malaise affectant l’ensemble des corps qui composent la police nationale. 

Un groupe de travail s’est ainsi attaché à en identifier les causes multiples et à formuler des propositions, afin d’une part, de restaurer l’identité d’une vraie police nationale, et d’autre part, de redonner aux fonctionnaires des nombreux corps qui composent ce grand service public, l’envie et le plaisir de participer à l’exercice de ses nobles missions. 

Une question d’actualité

Au terme des entretiens réalisés avec d’anciens directeurs généraux et les représentants des organisations syndicales, complétés par quelques expressions libres de fonctionnaires, les membres du groupe de travail ont rédigé le rapport qui présente plusieurs idées et propositions. A l’évidence, il s’agit d’asseoir une police nationale unifiée et plus efficace, ainsi que de contribuer au mieux-être des agents, de renforcer leur engagement professionnel et leur sentiment d’appartenance à la police nationale. 

« Oui, c’est la question d’actualité s’il en est : quelle nouvelle organisation de la police demain pour faire face au nouveau contexte des violences urbaines, aux nouvelles exigences du maintien de l’ordre et aux nouvelles aspirations légitimes de nos collègues policiers en matière de qualité de vie au travail ? Merci à tous pour les réponses contenues dans le rapport, fruit d’une longue concertation avec l’ensemble des acteurs concernés », a déclaré lors de son discours Gilles Bachelier, président d’INTÉRIALE. 

 

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