Interview - Les TMS chez les Policiers

interview tms policier

Interview d'Alexandre, formateur au centre de tir, Police Aux Frontières de Lille

 

Intériale :

En tant que formateur T.S.I à la PAF de Lille, quelles sont vos missions principales ?

Alexandre D. :

Nous avons des séances réglementaires de tirs, d'utilisation des armes de poing et d'armement collectif (Pistolet mitrailleur, fusil à pompe, pistolet à impulsion électrique, flash ball etc..). On s'entraîne aussi via des techniques professionnelles avec le tonfa et le bâton télescopique de défense.

Mon métier de formateur suppose d'être à la disposition de l'ensemble des collègues pour animer les séances de GTPI (Gestes Techniques Professionnels en Intervention), organiser aussi les séances de tirs et de secourisme.

 

Intériale :

L'utilisation des armes à feu de façon régulière, ainsi que la pratique du sport, peut fragiliser vos muscles. Avez-vous été sensibilisé sur les Troubles Musculo Squelettiques (TMS) ?

Alexandre D. :

La DRCPN diffuse des notes comme par exemple les gestes techniques à réaliser en intervention, sur le tir et l'utilisation de nos armes, etc…

Nous sommes aussi habitués à nous entraîner régulièrement. Il est primordial de s'échauffer pendant 15 minutes avant chaque séance de sport et 15 minutes après la séance pour diminuer progressivement le rythme cardiaque.

Nos entraînements nous apprennent à répartir nos charges de travail dans le sport, à les moduler, et à les alterner avec des séances d'étirements en cas de séances sportives intenses.

Le principal, c'est d'être à l'écoute de son corps et de ne pas forcer, pour éviter toute blessure. Nous avons aussi des séances de renforcement musculaire qui nous rendent plus résistant.

 

Intériale :

Et avez-vous d'autres conseils en matière de prévention des TMS ?

Alexandre D. :

Oui, il ne suffit pas de prendre soin de son corps. L'hygiène de vie est très importante et participe à réduire les risques de blessures ou de douleurs musculaires.

Une alimentation équilibrée et saine est fortement recommandée. Je mange des féculents tous les jours et préfère aussi dans mon alimentation le poisson et la viande blanche. L'apport en protéines est conseillé en cas de pratique régulière d'un sport.
Une bonne hydratation est aussi nécessaire pour bien récupérer et éviter les crampes et tendinites.

Enfin je pense que le dernier facteur clé pour prévenir les TMS est le sommeil. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise durée, juste celle nécessaire pour se sentir reposé. En cas de sensation de fatigue, je n'hésite pas, dès que j'ai quelques minutes, à faire une micro-sieste, très réparatrice pour le corps.

Pour résumer, il faut s'écouter et se connaître pour mettre en place ses propres pratiques !

Interview d'un brigadier du GIPN Article Précédent Interview : les TMS chez les sapeurs-pompiers Article Suivant