Un colloque pour dévoiler les résultats du baromètre santé des managers

Pour présenter les premiers chiffres du baromètre santé prévention des managers de la fonction publique INTÉRIALE/ CSA, notre mutuelle et Acteurs publics ont organisé le 30 septembre un colloque virtuel interactif. Le thème : « Qualité de vie au travail, santé et prévention : comment les décideurs s’adaptent-ils à la tourmente ? ».

La crise sanitaire impose de repenser les méthodes de travail et de réinventer les dispositifs d'accompagnement des agents publics. Quelles pratiques managériales faut-il développer et quelles organisations instaurer pour s'adapter à ce nouveau contexte ? Faut-il penser de nouveaux dispositifs en matière de santé, de prévention, de bien-être et de qualité de vie ?

Ces différents enjeux ont été mis en lumière lors des débats animés au siège d'INTÉRIALE par Sylvain Henry, rédacteur en chef Débat et Idées du média Acteurs publics, à l'occasion du colloque dématérialisé du 30 septembre. Un rendez-vous destiné à éclairer décideurs et managers en cette période de crise et alors que, par ailleurs, le plan santé au travail et les ordonnances relatives à la protection sociale complémentaire sont en discussion à l'agenda social.

Des intervenants de renom

Près de 700 fonctionnaires décideurs connectés ont assisté à la visioconférence, qui a été ouverte par le président d'INTÉRIALE Gilles Bachelier et Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques. Cette dernière a déclaré : « La santé au travail dans la fonction publique concerne les acteurs à tous les niveaux...


 

 

Marquées par des interventions passionnantes, les deux tables rondes en ligne ont eu pour thèmes « Comment embarquer ses équipes face à la crise ? » et « Bien-être, santé, qualité de vie, prévention : quels nouveaux leviers d'accompagnement à inventer ? ». Elles ont accueilli la directrice générale d'INTÉRIALE Martine Carlu, la députée de l'Isère Émilie Chalas, la directrice des ressources humaines du ministère de la Justice Myriam Bernard, l'adjointe au sous-directeur de l'action sociale de la préfecture de Police de Paris Catherine Quingué-Boppe et l'administrateur général du CHEMI (Centre des hautes études du ministère de l’Intérieur) Jean-Martin Jaspers.

Citons aussi la présence de la députée de l'Isère Cendra Motin, le délégué général Unité Magistrat FO Michel Dutrus, le directeur de l'IRA de Bastia Gérard Clerissi, le secrétaire général de l'ENSOSP Matthieu Lacaille et Ombeline Mahuzier, présidente de Femmes de Justice.

   

Des chiffres parlants

Le sentiment de reconnaissance est un des piliers de la qualité de vie au travail. Or, selon le baromètre santé décideurs 2020, près de 40% des managers ne sont pas satisfaits de la reconnaissance de leur travail par leur hiérarchie et 41% par les pouvoirs publics. Par ailleurs, 80% des managers ont une satisfaction globale de leur travail mais le trouvent aussi plus difficile à mener qu'auparavant. Autre chiffre à retenir : 60% des managers ont déclaré que la crise liée au coronavirus a impulsé de nouveaux modes de fonctionnement au sein de leur ministère. Enfin, pendant la crise, l'activité dans la fonction publique s'est intensifiée : ¼ des managers a déclaré s'être senti déprimé au cours de ces douze derniers mois.

C’est pour connaître l'état de santé physique et psychique des adhérents en charge de pilotage de services au sein du ministère de l’Intérieur, de la Justice et des collectivités territoriales que l'équipe Prévention d'INTÉRIALE a lancé le baromètre santé des managers de la fonction publique 2020. Réalisée pendant plusieurs semaines, cette enquête s'avère précieuse, surtout dans le contexte actuel. Le but est notamment de mieux répondre aux besoins des adhérents en matière d'accompagnement santé et de protection sociale complémentaire.

Le colloque s’est terminé par un discours de Gilles Bachelier qui a tenu à saluer la participation de tous les acteurs et de la ministre Amélie de Montchalin, tout en rendant hommage à l’ensemble des agents de la fonction publique « pour leur mobilisation durant la crise du Covid, au détriment parfois de leur sécurité ».